Solidarité bolivarienne – Françoise Lopez, invitée de la semaine du « Régional » du 22 au 28 février

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L’invitée de la semaine : Viva Françoise Lopez !

L’égérie salonaise de l’association « solidarité bolivarienne » Françoise Chave-Lopez, est une sexagénaire que rien n’arrête. Pour traduire les communiqués sud-américains qu’elle déniche sur internet, ce qu’elle fait quotidiennement, elle s’est même plongée dans la langue espagnole.

A 66 ans, vous êtes aujourd’hui présidente de l’association «Solidarité bolivarienne». Comme cela s’est-il passé ?

Cela s’est fait par hasard : un de mes fils, qui est docteur en histoire, m’avait demandé de lui procurer une biographie du Che. Avant de lui donner l’ouvrage, je l’ai lu. J’ai réalisé qu’il s’était passé des choses importantes à Cuba et en Amérique Latine dont, ici, en Europe, on n’avait pas idée. J’ai découvert qu’il existait une association qui soutenait Cuba. Comme il n’y avait rien de ce genre à Salon, en 2005, on a créé l’association dont je suis la présidente-fondatrice. Actuellement, nous sommes une vingtaine d’adhérents, dont mon mari, qui est secrétaire, mais nous fonctionnons beaucoup sur la toile. Sur notre site, on a plus de 130 abonnés.

Quel est l’objectif de «Solidarité bolivarienne» ?

On fait de l’information. Car les nouvelles en provenance de Cuba, du Venezuela ou plus largement d’Amérique Latine n’arrivent pas jusqu’ici. Ou bien elles sont déformées. Par ailleurs, nos informations sont en français. Sur internet, on trouve bien des choses sur des sites cubains ou vénézuéliens, mais ils sont en langue espagnole. Nous, nous donnons accès à l’information aux gens qui ne parlent pas espagnol.

A vos débuts en 2005, quand «vous êtes tombée dedans la tête la première dans cette association», parliez-vous espagnol ?

J’avais appris l’italien, et le latin, surtout, et ça m’aide. Mais pas l’espagnol, langue que mon mari parle. Je me suis donc mise à l’espagnol. J’ai accroché très vite.
Quand on lit tous les jours des textes en langue espagnole, ça vient très vite. C’est ce qu’on appelle le bain des langues. J’ai aussi fait quelques voyages à Cuba. Mais il ne faut pas croire au miracle : je ne fais que de l’écrit. Je comprends, mais je ne pourrais pas soutenir une conversation. Je manque de pratique orale. Je traduis une petite dizaine de pages internet tous les jours. J’essaie d’aller directement à la source, en travaillant sur des textes officiels. Sur notre site, on donne des infos les plus brutes possibles. J’ai traduit aussi – de l’anglais – le décret de Barack Obama, qui décrit le Venezuela comme une menace pour les Etats-Unis. Il faut dire que les pays d’Amérique Latine veulent désormais exploiter leur pétrole eux-mêmes. L’Amérique Latine ne désire plus être l’arrière-cour des Etats-Unis. Pour ma part, je laisse le lecteur juger les choses par lui-même.

Cela doit vous prendre un temps infini !

Il faut mettre le site à jour quotidiennement. Mon mari me seconde. Je ne pourrais pas m’investir autant s’il ne participait pas aussi.
On se réunit aussi le 1er samedi de chaque mois à l’Atrium à 14h30. Nous n’avons pas de facebook, et c’est volontaire. Je suis entourée de personnes de confiance, mais ils n’ont pas le temps. Nous sommes aussi sur YouTube.

Etes-vous souvent invitée ou en voyage à l’étranger ?

Je suis allée à Prague et à Bruxelles l’an dernier pour des rencontres européennes de solidarité. J’ai rencontré le petit-fils de Fidel Castro, Fidelito, dans une journée de solidarité pour Cuba à Paris, où il faisait ses études. J’entretiens de très bonnes relations depuis quelques années avec l’ambassade du Venezuela à Paris – et nous avons reçu l’ambassadeur à Salon il y a quelques jours, le 4 février-. Je suis allée 3 fois à Cuba dont 2 fois pour participer à des Brigades de Travail Volontaire mais je ne suis jamais allée au Venezuela. Mais je le souligne, je ne fais pas de la politique. Notre politique, si vous voulez, c’est de prôner la non-ingérence en Amérique latine.
Je fais toujours la comparaison avec Carthage : il n’y a que des textes romains qui racontent ce qui s’est passé. On ne sait rien sur Carthage si ce n’est la version de ses ennemis. Pour l’Amérique latine, il faut que l’information circule, et pas qu’une seule version.

Votre site ?

bolivarinfos.over-blog.com

et l’adresse de l’association Solidarité Bolivarienne :
solidamlatcuba@orange.fr

Propos recueillis par Patricia de Dominici
Article tiré de Bolivar infos . le 3 mars 2017

 

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