Mélenchon et Laurent, un feuilleton sans fin

Le candidat de «la France insoumise», n’a pas encore les 500 parrainages nécessaires pour se présenter à l’élection présidentielle. Il n’en a recueilli à ce jour que 360 et accuse la direction du PCF de retenir les signatures.

Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent : un feuilleton qui se prolonge chaque jour un peu plus. Le dernier en date, ou plutôt les deux derniers remontent aux dernières heures. Le candidat de «la France insoumise» n’a toujours pas obtenu ses 500 parrainages. Il en totalise près de 360 actuellement. Mais Jean-Luc Mélenchon devrait atteindre son objectif avant la fermeture des portes, le 17 mars. Le tout grâce aux élus communistes. Sauf que pour le moment, certains d’entre-eux traînent des pieds. Les proches de l’ancien socialiste accusent la place du Colonel-Fabien. Du genre, «Pierre Laurent retient les signatures de ses élus dans un coffre-fort».

Sans le PCF, pas de candidature

Le PCF dément et avance une autre version : certains traînent car ils refusent les méthodes de Mélenchon. Notamment son objectif de présenter, lors des législatives, un candidat de «la France insoumise» dans chacune des circonscriptions. Ce qui veut dire contre les candidats communistes. Pendant ce temps, Pierre Laurent étale son pouvoir. «Je crois qu’il y a plusieurs centaines d’élus communistes qui vont probablement le parrainer. On est en cours de collecte des parrainages et ça sera une nouvelle fois une contribution essentielle à sa présentation à l’élection présidentielle», a-t-il expliqué dans l’émission politique du Lab d’Europe 1. Comprendre : sans le PCF, pas de candidature Mélenchon. Selon la direction communiste, près de 150 élus sont prêts à donner leur parrainage.

Au milieu des parrainages, une autre embrouille est née. Petite mais révélatrice du climat. Jean-Luc Mélenchon organise une «grande marche des insoumis» entre Bastille et République. Il espère une «démonstration de force» afin de se lancer dans la dernière ligne droite. Le candidat a prévenu son monde : les partis et leurs drapeaux en fin de cortège, les citoyens sans étiquette devant. Le PCF n’apprécie pas trop les méthodes. Un dirigeant : «Certains de nos militants ne comptaient pas se déplacer à la marche, aujourd’hui ils ont changé d’avis : ils comptent venir seulement pour brandir le drapeau du PCF.» L’amour vache.

Photo AFP/Geoffroy Van Der Hasselt
Rachid Laïreche
Article tiré de Libération . le 9 mars 2017

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