A Paris, un collectif rend hommage aux «morts de la rue»

Au moins 501 personnes sans-abri sont décédées au cours de l’année 2016 en France selon un décompte du Collectif des morts de la rue. Ce dernier leur rend hommage comme chaque année depuis quinze ans.

A Paris, le Collectif des morts de la rue a installé un cimetière éphémère place du Palais-Royal, ce 21 mars. Il s’agit d’une pelouse où trônent quelques petits pots de primevères rouges en fleur, venus embellir les plaques aux noms des personnes décédées.

Des bénévoles égrainent ces noms au micro : « Vivre à la rue, on en crève. Mariane B, 50 ans, le 22 janvier à Paris XVIIIe… ». Monia Lama, une passante, est très émue par cette cérémonie.

« Je suis venue surtout rendre hommage parce que c’est choquant, autant de personnes en France et sûrement encore dans d’autres pays, déclare-t-elle. Et franchement, je tire mon chapeau aux personnes qui ont organisé cela et je suis déçue de ceux qui passent et qui restent indifférents malgré toute cette présentation de cette catastrophe humaine. C’est terrible. »

Douze ans en moyenne à la rue

Le Collectif des morts de la rue, qui s’attache à recenser les personnes mortes sans domicile, en s’appuyant sur les témoignages de riverains ou d’associations, a dénombré au moins 501 personnes décédées en 2016. Mais il estime, après croisement de ses données et de celles de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), qu’elles seraient six fois plus nombreuses, soit environ 2 800.

Ces sans-abri sont morts à 49,6 ans en moyenne, soit 30 ans plus tôt que la moyenne des Français. Parmi eux, le collectif a dénombré 46 femmes et onze mineurs, dont six avaient moins de cinq ans.

Ils ont vécu en moyenne douze ans à la rue avant de mourir et meurent le plus souvent de causes violentes comme des agressions ou des suicides mais également de maladie. Les décès surviennent toute l’année mais sont plus nombreux en janvier, juillet et octobre. Le collectif souligne que pour leur très grande majorité, ils avaient des liens avec leur entourage comme des riverains ou des travailleurs sociaux.

Photo AFP/Martin Bureau
Article tiré de RFI . le 22 mars 2017

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