Présidentielle 2017 – Abstention, blanc ou Macron, ni consignes, ni opprobre

France insoumise. Porte-parole et directeur de campagne se sont exprimés suite aux attaques contre l’absence de consigne. Avant d’aborder les législatives.

« Nous représentons une force nouvelle, inédite, un rassemblement d’hommes et de femmes. Parmi eux, certains vont voter blanc au second tour, d’autres s’abstiendront et d’autres voteront Macron. Parmi ces trois options, aucune n’est immorale, toutes légitimes et compréhensibles. Nous sommes très clairs : pas une voix au FN. Nous ne sommes pas dans le ni-ni, nous ne disons pas que Macron et Le Pen, c’est la même chose. » Alexis Corbière, porte-parole de la France insoumise, Manuel Bompard, directeur de campagne, et Charlotte Girard, responsable du programme, ont tenu hier une conférence de presse pour présenter la consultation en ligne et s’exprimer sur l’absence de consigne de vote au second tour qui a suscité de nombreuses réactions. Pas de consigne de vote n’en sortira et ni Jean-Luc Mélenchon, ni les personnalités présentes hier ne diront leur intention de vote. « Il faut distinguer choix intime et choix politique, cette consultation donnera une indication de l’orientation politique », a insisté Charlotte Girard.

Au journaliste rappelant que Jean-Luc Mélenchon avait appelé à voter contre Le Pen père en 2002, la responsable de campagne répond : « 15 ans se sont écoulés et cela nous donne une expérience. On a pu se rendre compte que les programmes libéraux entretiennent voire favorisent la montée du FN. On ne peut plus aujourd’hui avoir le même discours du « tout sauf » car avoir une candidature libérale est une manière de repousser l’échéance frontiste. »

Face aux nombreuses questions suggérant un manque de clarté dans cette position, Alexis Corbière s’emporte : « Je ne participerai pas à la reconstitution d’un nouveau paysage politique qui se limite à deux choses : soit le FN comme seule opposition, soit le camp de tous ceux qui unanimement et sans prise de distance ont appelé à voter Macron. Ce n’est pas le paysage politique qui correspond au pays et ce n’est pas ce à quoi nous allons travailler. »

La question des législatives finit aussi par être abordée, d’autant que la veille, Pierre Laurent du PCF a lancé un appel pour des « candidatures communes » dans le plus de circonscriptions possibles. Non sans avoir laissé d’abord percer sa mauvaise humeur sur le sujet, Manuel Bompard a fini par dire que « des discussions avec le PCF » étaient toujours en cours, que la FI était « prête à envisager des retraits de candidats » mais tant qu’une « adéquation totale entre le programme de la présidentielle et celui des législatives ne sera pas remise en cause ». Concernant une discussion possible avec la gauche du PS, il a interrogé : « Discuter avec qui ? Benoît Hamon ? Il n’est pas responsable du PS. Avec Cambadélis qui nous a insultés ? »

Et de préférer mettre en avant les calculs selon lesquels, « dans l’hypothèse où chaque électeur qui a voté Mélenchon vote pour le candidat de la FI, les résultats de la présidentielle montrent qu’on aurait les 12,5% nécessaires pour se maintenir, dans 78% des circonscriptions ».

Photo de garde : AFP
Angélique Schaller
Article tiré de la Marseillaise  le 27 avril 2017

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