Martigues – De tous les horizons, les militants se rassemblent

Le café associatif « Rallumeur d’étoiles » s’invite à la MJC de Martigues pour trois jours de festival, du 25 au 27 mai. Du soutien aux Palestiniens et à Goodyear, en passant par la transition écologique, les luttes convergent.

« Il est grand temps de rallumer les étoiles » écrivait Guillaume Apollinaire dans son prologue du drame « Les Mamelles de Tirésias », vers ayant servi d’inspiration à la chanson d’HK et les Saltimbanks « Rallumeurs d’étoiles », qui est devenu la devise du café associatif. L’association qui le gère propose trois jours de rencontres, débats, échanges, concerts pour « remettre au centre le mouvement militant, regrouper les acteurs associatifs et de luttes » précise Géraldine Grimaud, animatrice du café. Cet ancrage dans les luttes est très large, et pour accueillir le plus de monde possible, le festival sera « Hors les murs », à la MJC. Jeudi 25 mai, la journée sera consacrée à la Palestine.

Elle débutera par un tournoi de foot à Boudème, une table ronde l’après-midi réunissant plusieurs acteurs (UD CGT 13, Ville de Martigues, Mouvement de la Paix, BDS 13, UJFP, Sourire de Palestine) à la MJC sur le thème « Quelle solidarité avec la Palestine ?». Pierre Stamboul, de l’Union juive française pour la paix (Ujfp) présentera des photos et témoignera sur la réalité quotidienne des habitants de Gaza, qui vivent enfermés dans leur propre territoire coupé du monde. Il y aura également une collecte de courriers en soutien aux prisonniers palestiniens en grève de la faim en Israël, afin de leur faire part de la solidarité des citoyens français. Les lettres seront adressées à Marwann Barghouti, dirigeant du Fatah condamné à perpétuité, qui a déclenché en avril ce mouvement de grève illimité pour dénoncer leurs conditions de détention.

Mickaël Wamen et le « Front social»

Vendredi, le collectif Alternatiba abordera la transition écologique avec deux temps forts. Patricia Fernandez-Pedinielli, maire de Port-de-Bouc présentera le projet de renouvellement urbain de la commune en s’appuyant notamment sur la thalassothermie, un exemple pour le chauffage dans les logements sociaux qui ne vient pas des énergies carbonées et qui, en plus, permet de faire baisser les charges.

Une façon de montrer les aspects positifs de cette transition écologique, qui est aussi porteuse économiquement, comme le démontrera le collectif de la campagne « Un million d’emplois pour le climat » porté entre autres par Attac. Une de ses représentantes sur le pays d’Aix, Anne-Marie Alary, sera présente avec d’autres intervenants pour en débattre. Une exposition sur l’usage de l’huile de palme et ses conséquences humaines et écologiques graves sera accompagnée d’une information, et l’association « Les Vélos des Etangs » qui milite depuis longtemps pour les modes de déplacement doux proposera un gravage bicycode sur les vélos.

Samedi, grosse journée de réflexions autour des luttes : « violence sociale, violence sur nos lieux de travail, comment résister ? comment s’organiser ?». Après la projection du documentaire de Jacques Cotta, Dans le secret de la violence sociale, relatant la visite en 2011 de François Hollande, alors candidat, devant l’usine Goodyear, prenant des engagements dont on sait qu’ils n’étaient que purs mensonges. Et pour évoquer la dure et triste réalité de cette lutte emblématique des salariés, une des figures de proue de cette contestation, Mickaël Wamen* (qui fait partie des syndicalistes poursuivis par la justice pour avoir osé « séquestré » la direction) sera présent pour partager son expérience à Goodyear, et évoquer le «Front social» comme outil de résistance.

Durant ces trois jours, Amnesty International sera présent avec un stand pour évoquer transversalement les différents thèmes qui seront abordés : exploitation de la main d’oeuvre étrangère, notamment des Erythréens, traités quasiment comme des esclaves sur les chantiers du Mondial de football au Qatar, les droits des travailleurs qui ne sont pas respectés comme en Turquie, l’accueil des réfugiés et bientôt, les réfugiés climatiques.

Photo de garde : la Marseillaise
Nathalie Pioch
Article tiré de la Marseillaise  le 24 mai 2017

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