Législatives 2017 – Prenez la parole

Spécial élections législatives 2017. La semaine dernière, l’Humanité.fr proposait aux internautes de répondre à cette question : si vous étiez parlementaire, quelles seraient vos priorités en matière d’emploi ? Vous êtes une quarantaine à avoir adressé une réponse. Le moment est venu de restituer les idées, les témoignages, les propositions de loi reçues. Elles ont été présentées au député André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme et Président du groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine à l’Assemblée, qui a accepté de les commenter.

(Lire la contribution d’André Chassaigne après sa lecture des propositions des internautes)

Andrée Pasty

Je commencerai par regarder la qualité de la formation initiale et de la formation professionnelle pour les jeunes du système scolaire cultivés et conscients, même quand ils souhaitent devenir maçons. Je refuserai toute l’aide financière aux entreprises qui utilisent des stagiaires à répétition sans embaucher. J’approuverai les aides aux entreprises qui favoriseront la formation continue et des salaires décents. Je voterai pour une refonte de Pôle emploi avec un recrutement de conseillers formés en particulier sur les personnes et sur ce qu’induit la privation d’un emploi sur le plan psychologique, et je leur donnerai les moyens de les recevoir : du temps, pas de flicage. De plus, je demanderai que soit utilisée l’expression salarié privé d’emploi plutôt que chômeur.

Titouan Bouvier

Entamer une réelle transition énergétique qui créera des emplois, ainsi que la sortie du nucléaire nécessitant énormément d’effort humain

Xavier Boura

Sortir de l’UE, de l’euro. Revenir au franc et dévaluer la monnaie pour être plus compétitif et ramener des entreprises sur notre territoire.

Lucas Bauve, étudiant

Un salaire étudiant, financé par les cotisations sociales comme la retraite, pour que les employeurs.euses ne fassent pas rater les études des étudiant.e.s précaires et pour que les emplois soient attribués aux personnes actives. De plus la non concurrence avec des étudiant.e.s précaires permettrait la réclamation de meilleurs salaires.

La nationalisation et démocratisation de secteurs clés pour produire utile et aller sur des secteurs innovants en embauchant de nombreux nouveaux.elles salarié.e.s d’État.

Une loi sur les 32 heures : travailler moins pour travailler tou.te.s.

Interdiction de licenciement pour les grandes entreprises, si elles sont incapables de se maintenir sans licencier c’est qu’elles ne fonctionnent pas (notamment à cause des fonds d’investissement et des actionnaires trop gourmands). En ce cas il faudra les nationaliser.

Dans l’idéal, tous les moyens devront être collectivisés pour une réparation juste du travail et des richesses.

Matthieu Gougeon, travailleur indépendant

Moi député, je militerais et ferais ce qui est en mon pouvoir pour l’établissement d’un revenu universel pour tous.

Le gouvernement s’est toujours évertué à faire baisser les CHIFFRES du chômage, mais pas le chômage lui-même. Je vais plus loin en disant que ce n’est pas le chômage qu’il faut faire disparaître, mais ses EFFETS.

Roger Morvan 56

Obligation de négocier avec les syndicats représentatifs, de manière publique, télévisée en direct : vers une réduction du temps de travail, l’égalité H/F, obligation pour les entreprises de plus de 100 salarié(e)s d’embaucher 10% de jeunes de moins de 25 ans en CDI, transformation des CDD en CDI sauf si contrainte économique approuvée par commission départementale regroupant l’ensemble des acteurs. Chômeurs longue durée : pôle public de formation professionnelle, vers la fin du privé, obligation pour les entreprises de plus de 1.000 salariés d’embaucher 10% de chômeurs de longue durée, pas de «faveurs» mais de lourdes pénalités en cas d’infractions, développement du tutorat en faveur des jeunes et de ces chômeurs, tutorat assuré par les salariés dans le temps de travail en harmonie avec pôle public de formation professionnelle, les universités retrouvant un rôle ainsi que l’ensemble des organismes publics à développer. Des nationalisations réelles et démocratiques à l’appui de ces mesures de l’ensemble du système bancaire, des transports, de l’énergie, des laboratoires etc.

Ce n’était qu’un rêve : merci de m’avoir permis de l’écrire !!

Arnaud Darville, employé

Que l’on puisse toucher le chômage même en étant démissionnaire et sans conditions d’accepter un emploi à tel ou tel nombre de propositions. L’enjeu serait d’être vraiment suivi pour établir des bilans de compétences, échanger, mûrir des projets avec un véritable accompagnant (genre comme l’APEC mais au sein de pôle emploi). Cela suppose du recrutement au sein de Pôle emploi et de monter en compétence pour les conseillers.

Bernard Tartempion, auxiliaire de vie scolaire

Je travaille pour 700€ par mois pour l’inclusion scolaire des handicapés. Voici les constats que je peux faire: premièrement, nous manquons moins de travail que de gens décidés à le payer correctement. Deuxièmement, des tas de personnes, généralement des femmes sont cantonnées à du sous emploi sous payé pour faire survivre leur famille monoparentale, et accomplissent du travail domestique en surplus, la nuit. (Et encore, AVS, c’est plutôt peinard, un véritable graal pour certaines.)

Mes propositions sont donc les suivantes: je propose de ne pas lutter contre le chômage, puisque je trouve qu’il vaut mieux être chômeur que travailleur pauvre, et que, à regarder ce qui se passe dans d’autres pays, on ne sait pas tellement lutter contre le chômage autrement qu’en multipliant les travailleurs pauvres, précaires ou non. Je fais toute confiance, à vrai dire à Macron pour lutter contre le chômage, mais ce n’est pas une bonne nouvelle, même pas pour les salariés aisés parce que le développement du travail pauvre fera une pression à la baisse sur tous les salaires.

Sarramagnan-Souchier Pierre, ex candidat aux sénatoriales de 2011

Lire ici : “Le chômage, c’est fini ! Vive le bonheur national brut (BNB)” Des solutions concrètes immédiatement applicables à mettre en place.

http://pierre.souchier.free.fr/revoltons_nous/page.revoltons-nous.25.html

Michel Lopez, lecteur de l’Huma

Au-delà de l’urgence de réorienter la finance qui est importante, je veux mettre l’accent sur les liquidations d’entreprises : pour l’avoir vécue et subie, une liquidation est un traumatisme pour les salariés.

Le Code du travail est peu protecteur pour les syndicats de salariés, de nouveaux droits pour les élus du personnel sur la gestion des entreprises seraient plus que nécessaires.

La notion de co-emploi est, à la demande des grands groupes, écartée par la Cour de cassation en cas de recours par les salariés, cette notion devrait être plus clairement réécrite dans le Code du travail.

Max Jacob, retraité métallurgie

Licencié de chez Caillard, fabricant de grues et portiques à containers jusqu’en 2001, j’ai vu au Havre le port se remplir de matériel chinois à Port 2000. Nous savions faire ce matériel, nous avons été bradés par notre propriétaire – Rolls-Royce –, bien que nous ayons construit tous les appareils au Havre pendant cent cinquante ans. Recréons cette industrie, engageons-nous dans la ré industrialisation métallurgique française, c’est bon pour l’emploi et pour la « balance commerciale ». L’histoire de Caillard figure à l’institut d’histoire de la CGT de Seine-Maritime.

Leglise-Caignec Catherine, médecin du travail

Création d’une certification-label « emploi durable » pour toutes les entreprises afin que le consommateur face des choix éclairés. Les critères pourraient être : AT/MP mais aussi Duerp, formation continue, efforts ergonomiques…

Obligation absolue lors d’une ouverture d’entreprise, avec/ou si subventions, d’une analyse ergonomique du travail car tout le système français est basé sur la réparation et non la prévention.

Droits à la retraite anticipée étendue aux victimes du travail avec Invalidité 1 sur proposition du médecin du travail.

La formation initiale de tout étudiant et particulièrement des professionnels RH, architectes, doit inclure un solide volet sur le droit du travail, la pénibilité réelle, l’ergonomie et le devoir de discussion sociale. Ces primums novens devant être validés paritairement par le Coct.

Toute formation doit comprendre la distribution d’EPI adapté avec principe de précaution maximal. Je vise en particulier les professions des industries du nautisme et les chaudronniers soudeurs pour qu’un masque à ventilation assistée leur soit donné. En effet, ce masque coûtant 1 200 euros, les jeunes qui vont passer d’intérim en CDD n’auront pas le matériel adapté avant une dizaine d’années… Bien souvent conscients des risques encourus, ils quitteront la profession et véhiculeront une image négative de ce type d’emploi.

La formation initiale doit comprendre un volet permettant de prévoir une reconversion en cas de MP ou AT (par exemple, une formation Word/Excel pour les fileteuses des magasins de marée, pour lesquelles on sait qu’on peut s’attendre à des atteintes invalidantes des épaules) – idéalement, la création de bassins d’emploi permettant aux salariés d’évoluer tout au long de leur vie professionnelle sans déménager. Dans ces bassins d’emploi, création de maisons de santé, de crèches et d’unités de formation continue.

Merci beaucoup de ce droit de parole, à votre disposition si vous voulez des éclairages.

Édith Le Bloas, agent de nuit en Ehpad

Heures supplémentaires obligatoirement payées, pas de récupération possible sauf à la demande écrite du salarié (pour toutes les heures faites au-delà du contrat de travail). Aménagement du temps de travail pour l’amener à 32 heures par semaine. Retour de la retraite à 60 ans. Transport, hébergement et repas pris en charge par l’État pour les jeunes qui choisissent la filière apprentissage en alternance école-employeur.

Audrey Figaro

Éviter le chômage, pouvoir mettre un énorme budget pour des offres d’emploi pour nous, les jeunes de demain, et avoir un avenir avantageux pour une France meilleure, payer des entrepreneurs au prix de 1 600 euros net et pouvoir aussi, en écologie, payer des productions au bas prix pour pouvoir manger normalement et éviter la maladie de l’obésité. Proposer plusieurs offres d’emploi et à tous un salaire compris pour un bel engagement d’investissement pour notre retraite

René Flart, salarié

Suspendre l’application du code du travail pendant 6 mois pour voir les effets sur l’emploi et la croissance, mesure applicable à tous : salarié, employeur, fonctionnaire, haut fonctionnaire, député, sénateur, home politique

Rachas Deborah

Stopper toutes les exonérations de cotisations sociales et le CICE. Taxer les CDD

Julio Vargas, auto-entrepreneur

Faudrait de l’aide pour la création des coopératives, leur suivi et leur développement

Pallarés Sylvette, enseignante retraitée

Simplifier le Code du travail en faisant du travail un droit constitutionnel pour chacun, suppression de la loi El Khomri. Introduire une vraie démocratie dans le monde du travail. Formation continue obligatoire. Formation syndicale pour que chacun connaisse ses droits. Quand un bien peut être produit en France, favoriser sa réalisation en taxant les produits importés au détriment du produit français ; pour les produits importés sans avis des consommateurs, que les collectivités publiques aient le devoir de favoriser ces produits français.

CDD multiples à pénaliser. Reconversion obligatoire des salariés quand une entreprise ferme. Favoriser par les lois les reprises par les Scoop et coopératives ouvrières et de salariés. Revoir les traités européens : harmoniser la valeur de l’euro, les salaires, les couvertures sociales, les impôts, créer un Smic européen, refuser le pouvoir des banques au niveau européen, dont la BCE, la prépondérance d’un pays sur les autres.

Revoir la représentativité syndicale et prud’homale.

Modifier le fonctionnement de l’actionnariat dans l’entreprise, limiter les salaires des patrons, augmenter les bas salaires, parité des salaires à qualification et ancienneté égales. Retraite à 60 ans. Tendre vers plus d’écologie, énergies et productions propres et recyclage obligatoire de tous les produits constituant les déchets (suremballages…), élimination de tous les produits toxiques dans l’agriculture et produits agroalimentaires…

Instauration de comités d’éthique constitués de citoyens pour limiter le favoritisme, le lobbysme, les prises d’intérêt dans l’entreprise avec les comités d’hygiène. Créer davantage de postes d’inspecteurs du travail.

Valoriser le Smic. Limiter les transports des marchandises en favorisant la proximité, favoriser le transport collectif pour les salariés,

Député : premier maillon avec le monde du travail

Donc contrôle trimestriel du mandat de député par la création d’un comité de citoyens volontaires ou cooptés renouvelable sur cinq ans, durée de son mandat : ses votes, ses présences, ses propositions, son rôle dans les commissions et remontée des propositions de ce comité.

Butticaz Yannick, handicapé, invalide, privé d’emploi

Revalorisation de l’ AAH sans tenir compte des revenus des conjoints et des pensions d ‘invalidité égales au minimum au smic, rémunération des travailleurs en ESAT égale au minimum au smic, avec contrat de travail et non code des familles, abrogation immédiate de la loi dite travail «El Khomri», interdiction des licenciements boursiers, obligation d ‘embauche des personnes RQTH dans toutes les entreprises sous peine de sanctions lourdes pénales et non pas seulement financières, égalité des droits des RQTH avec les autres salariés des entreprises, favoriser la syndicalisation CGT  des personnes RQTH, sanctions lourdes pour les patrons qui nuisent à la santé des salariés (accidents de travail, burn out, menaces, licenciements abusifs…), interdiction de licenciements des RQTH déjà fragilisés, rendre possible les indemnités chômage en cas de rupture de contrat en ESAT par les personnes reconnues RQTH, imposer l’ embauche des personnes RQTH dans toutes les entreprises (TPE, PMI-PME, SARL, SA etc.), obligation de créer des espaces de pause (obligatoires) dans les entreprises quelque soient leur taille, formation des salariés dits «valides» aux soucis rencontrés par les personnes Reconnues Travailleurs Handicapés, sensibilisation de chaque patron aux causes du handicap notamment dans le travail, sanctionner lourdement les discriminations relatives au Handicap sur le lieu de travail, dans la vie civile etc.., permettre l’ accessibilité au numérique dans des salles de pause aux salariés, idem pour l’ accès à des cours de relaxation, de sport dans l’ entreprise…Favoriser et imposer avec de nouvelles normes l’ accessibilité de toutes les entreprises aux personnes handicapées comme les personnes à mobilité réduite, imposer aux patrons de tenir compte des contraintes de soins (rdv, suivis médicaux, ) et des rythmes spécifiques des travailleurs handicapés adapter les postes de travail de chaque RQTH, en fonction de ses besoins. facilité l’ accès à des équipes médicales ( médecins , psy, nutritionnistes, médecine du travail) dans les entreprises…

Roux Jeff

-Créations de millions d’emplois par l’état pour la transition écologique

-Recrutement de fonctionnaires (hôpitaux, sécurité, services)

-Baisse des revenus des fonctionnaires, hauts fonctionnaires, députés, sénateurs, ministres, secrétaires etc. au niveau du REVENU FRANCAIS MOYEN=>économies maximales !

-Libre entreprise pour créations, simplification et suppressions d’impôts sur les entreprises pour les toutes petites structures

-Augmentation du smic à 1500 nets

-Aides à la création de petites entreprises

-Attributions gratuites de terres pour les projets d’exploitation agricole en bio et petites structures familiales, aides sur le matériel et conseils techniques (beaucoup de conseillers en bio à recruter par l’état)

-Interdiction aux grandes et moyennes entreprises de licencier quand elles font des bénéfices

-Changer le système d’impôt sur les sociétés : pas ou peu pour les petites et très petites structures, et augmentation pour les grandes, particulièrement celles côtés en bourse.L’impôt sur les entreprises doit être + juste et moins pénalisant pour les petites et très petites entreprises, exploitations, etc.

-Suppression du RSI

-Tout le monde doit être au régime général de sécurité sociale

-Changer en totalité le système éducatif, s’inspirer des systèmes d’éducation Montessori et Steiner pour que les enfants se dirigent vers les métiers en rapport avec leurs qualités personnelles et promouvoir les activités manuelles et artistiques

Supprimer les classes et remplacer par des cycles (voir Steiner). De ce côté là TOUT est à changer !

-Repenser l’apprentissage professionnel, augmenter les possibilités, mieux payer les apprentis, laisser les enfants décider eux même de l’âge auquel ils souhaitent entrer en apprentissage, faciliter les changements d’avis et de projets des enfants, et multiplier les possibilités d’expériences professionnelles durant la scolarité (stages, etc. à gogo!!)autant que voulu par l’enfant.

-Passer à 30 heures de travail hebdo, sans baisse de salaire, soit 30h/semaine pour 1500 euro/mens minimum.

-Inciter aux activités associatives par aides aux associations à but non lucratif, les aider à embaucher des salariés payés par l’état (au moins en partie, suivant revenus de l’association)

Et tellement d’autres choses !!!  Notre société élitiste est à changer TOTALEMENT sur le fond, un changement de philosophie sur le rôle de chacun doit être inculqué tôt chez les enfants de façon à ce que chacun trouve son rôle dans la société, tout en ayant supprimé les hiérarchies et soit disant importances de certains métiers et activités sur d’autres.toute activité, et tout métier est «noble», il n’y a aucune raison pour qu’un docteur(ou un présentateur télé…) gagne  + qu’un maçon ou qu’une couturière!!

Tout les métiers et toutes les activités doivent être au même rang de rémunération (pourquoi pas en fonction de l’âge, des besoins, de la composition du foyer, de l’ancienneté)

Tant de choses sont à changer, qu’il nous faudrait repenser totalement notre système, un 1er pas serait le passage à une 6ème république, et la suppression complète des politiciens de métier qui ne pourraient par exemple n’être en politique que pour une période de 10 ans maximum…

Je sais parfaitement «l’utopie» de mes idées, mais c’est l’utopie qui fait progresser l’humanité, la barre doit être placée très haute car l’être humain mérite d’autres vies que celles vécues et proposées…

Lemercier Marie-Claude, retraitée

– Une embauche sous CDI, avec la garantie d’un salaire tout au long de la vie professionnelle

– Taxer plus fortement  les contrats de travail précaires et moduler les cotisations sociales en fonction de la politique d’emploi de l’entreprise.

– Pour les grandes entreprises qui ont recours à l’apprentissage, rendre obligatoire l’embauche de l’apprenti aux termes de son parcours d’apprentissage.

– Dans les études de rentabilité entre des  projets techniques, ne plus faire entrer en ligne de compte les coûts salariaux !!!

– Une possibilité de temps travail dégressif les dernières années de carrière pour permettre la  transmission à un jeune et la cessation progressive d’activité, avec formation pédagogique de tuteur obligatoire avant d’entrer dans le processus.

Toubiana-Faure Albin, militant PCF

Interdiction des licenciements boursiers.

Flavenot Jean-Luc, Agent territorial, élu CGT des personnels

Tout d’abord, j’abrogerais les lois Macron et El Khomri, avec le retour de la hiérarchie des normes et des élections Prud’homales, je réformerais le système des retraites : retraite à 60 ans, 55 ans pour le service actif et 57 ans pour les carrières longues. Passage à la semaine de 32 heures avec 1 semaine de congés annuels supplémentaire et le développement des services publics avec les créations d’emplois nécessaires pour offrir à tous les citoyens et partout sur le territoire national un service public répondant à tous leurs besoins. Je nationaliserais toutes les entreprises dont l’activité relève su service public y compris l’armement, l’aviation, l’automobile. J’instaurerais un revenu minimum de 1700 € nets que l’on soit retraité, salarié non qualifié (SMIC avec augmentation du salaire obligatoire dès la 2ème année), étudiant ou chômeur et un revenu maximum calculé par rapport au SMIC soit X fois le SMIC, X restant à définir !

Pour financer ces réformes, je récupérerais les milliards offerts au patronat (CICE etc.) mais je développerai les subventions aux TPE et PME. Je récupérerais également le pognon planqué dans les paradis fiscaux, pour ceux qui n’auront pas déclaré tous leurs biens et ressources dans les 3 mois suivant mon élection, je confisque tout ce qui n’aura pas été déclaré. J’instaure une taxe carbone afin de favoriser l’économie locale et, le transport ferroviaire. Je mets en place une politique visant à un remboursement de 100% des dépenses médicales, supprime le numerus clausus afin d’augmenter le nombre de médecins notamment les médecins du travail. Je développe une politique culturelle afin qu’elle soit accessible à tous en la rendant plus présente dans les programmes scolaires et en subventionnant mieux la création et les petites structures en développant l’apprentissage des arts. Je créerais une coalition afin d’arriver à une harmonisation fiscale et sociale en Europe.

Arrêt progressif de l’énergie nucléaire et développement de l’énergie propre créatrice d’emplois, gratuité du transport public local et baisse du transport ferroviaire. Je subventionne le retour à une agriculture et un élevage sain et je sanctionne sévèrement la pollution et je mets en place une loi permettant aux paysans de vivre de leur travail notamment en imposant aux distributeurs un prix d’achat minimum. Subvention et développement du secteur industriel que nous avons perdu…

Voilà en quelques lignes certaines mesures que je prendrai si j’étais à la tête du Gouvernement et que je proposerais et défendrais si j’étais député.

Durang Antoine

Créer plus d’emplois.

A.G. , lycéen terminale L , adhérent aux Jeunes Communistes des Bouches-du-Rhône

Des investissements massifs, notamment dans la transition écologique (énergie, transports et agriculture) et dans les services publics  peuvent déjà créer des centaines de milliers d’emplois. Partager le travail en diminuant le temps de travail, augmenter les salaires pour garnir les carnets de commande, mettre en place une sécurité sociale professionnelle (garantie de l’emploi et de la formation pour tous)…sont aussi des solutions, qui, tout en diminuant le chômage,  vont vers plus de justice sociale. Mais il est aussi  important d’empêcher la destruction de l’outil industriel français, programmé par l’oligarchie financière: réindustrialiser le pays pour répondre aux besoins sociaux et environnementaux de notre pays, des générations présentes et futures, est fondamental. Pour cela, rompre avec les logiques des grands groupes capitalistes est fondamental: sur le long terme, des nationalisations démocratiques, sous contrôle des travailleurs, doivent être envisagées, sur qui implique de rompre avec le capitalisme et de construire une économie au service de l’intérêt général humain, une économie socialiste.

Sur le court terme, il faut permettre aux salariés de mieux se défendre face aux attaques des actionnaires: droit de veto sur les plans sociaux, interdiction des licenciements économiques pour les entreprises faisant des profits, encadrement plus strict des licenciements (renforcement des prudhommes et de l’inspection du travail), droit de reprise par les salariés de l’établissement ou de l’entreprise sous forme de coopérative largement renforcé (empêcher les cas comme Ecopla de se reproduire)…

Vanel  Régis

Chaque année l’espèce humaine utilise 1,6 fois ce que la planète peut renouveler. Il faut donc engager une transition écologique par une croissance écologiquement responsable et créatrice d’emplois.

 Cette transition écologique va demander des investissements, de la recherche et un plan de relance qui vont nécessiter, une politique de crédit sélectif modifiant le rôle et le pouvoir des banques, la mobilisation de la BCE ainsi que l’épargne des Français pour répondre à ce défi planétaire: (agriculture – industrie – transport – énergie ).

La théorie de Ricardo sur les avantages comparatifs favorisant les délocalisations, le dumping social, fiscal, écologique depuis des décennies sera dénoncée.

Face à l’urgence climatique, la charte de la Havane de 1948 (l’équilibre de la balance des paiements) et des accords commerciaux mutuellement avantageux entre pays  seront négociés.

La coopération internationale plutôt que la guerre économique, la transition écologique, la diminution du temps de travail à 32h, une 6e semaine de congés et la retraite à 60 ans relanceraient à coup sûr de l’activité économique créatrice d’emplois et compatible avec les impératifs écologiques.

Poum Tralala

Réduction de 50% des charges patronales avec obligation des salariés de dépenser leurs salaires en France et faire marcher l’économie…

Bonnichon Michel, pré-retraité

Dans un premier temps abrogé les dispositions Balladur sur le calcul des retraites, revenir a la prise en compte des 10 meilleures années.

Retraites à 55 ans pour tous les salariés.

Durée hebdomadaire du travail 32 heures.

Augmentation progressive du «smic».

Parité salariale femmes /hommes.

Parité salariales employé(e)s /patrons.

Parité salariale pour les travailleurs détachés: les travailleurs étrangers européens, ou autres travaillant en France, ou pour une entreprise Française seront payés au droit Français.

Redéploiement des services publics : Postes, hôpitaux, maternités, écoles, collèges, lycées, transports notamment ferroviaire (peu polluants).

Renforcer les aides de l’Etat, Régions, Départements, pour l’achat et la pause de matériel photovoltaïques.

Relancer la filière de fabrication de matériaux photovoltaïque en France.

Nationalisation de tout ce qui a été volé au peuple Français: SNCF, EDF, autoroutes, secteur automobile, industrie lourde, Air France.

Voter la loi ferroutage : Construction de matériel, construction de voies à grande vitesse, obligation pour  TOUT  transporteurs en transit par la France de «ferrouter».

Relancer le fret ferroviaire: les camions n’entreront dans la chaîne de transports que de, ou vers, les gares de frets, relance de la construction de matériel de chargement, de wagons de marchandises, porte container, et citernes.

Gratuités des transports publics.

Nationalisation de la construction navale.

Nationalisation du transport maritime.

Création d’une commission nationale pour la renégociation des traités européens.

Prendre toutes les initiatives pour que l’Europe soit celle des peuples et non du capital.

Vivien Bernard, retraité

Interdire ou soumettre la rémunération des actionnaires à l’avis des organisations syndicales quant à l’emploi, les conditions de travail, les salaires.

Chanrion Rémi

Dans le débat entre partisans du protectionnisme et partisans du libre-échange existe probablement, une troisième voie à explorer, permettant de dépasser les antagonismes sur ces sujets.

Le libre-échange semblerait, contrairement aux prédictions optimistes des théories classiques du commerce international, un système menant à la ruine des économies nationales et de l’économie mondiale, puisque aboutissant, s’il était poussé à son paroxysme, et en forçant volontairement le trait, à une situation dans laquelle :

-Un seul pays du monde, X, produit l’ensemble des biens et des services de la Terre (le pays dans lequel le coût du travail la fiscalité sont les plus bas).

-L’ensemble des pays, autres que ce pays X (c’est à dire tous ceux dans lesquels les coûts et les salaires sont plus élevés que dans le pays X) deviennent, quant à eux, des pays sans production, dans lesquels la population se retrouve au chômage. Ces populations ont alors vocation, dans ce modèle, à devenir de simples populations consommatrices. La logique de ce système contient en elle même sa propre faille, puisque, les populations de l’ensemble de ces autres pays, seront à terme, dans l’impossibilité de consommer, faute de recevoir un revenu, issu d’une production.

Le protectionnisme, quant à lui, dans sa configuration classique, à savoir, la mise en place d’un tarif douanier, permettant de lutter contre les velléités de dumping social et fiscal du capital, posséderait le défaut d’engendrer un repli des nations entre elles, du fait d’un amoindrissement du commerce international.

Aucun des deux modèles ne semblant satisfaisants, il pourrait être mis en œuvre une troisième solution, hybride, constitutive d’un nouveau mode de régulation adapté au régime d’accumulation actuel. Cette solution pourrait être mise en place tant à l’échelle nationale, par un pays pris isolément, qu’à l’échelle mondiale. Prise à l’échelle nationale, elle engendrerait une résorption du chômage, par relocalisation automatique de la production. Prise à l’échelle mondiale, elle aboutirait aux mêmes effets conduisant à une répartition équitable sur l’ensemble du globe, de la production et donc de la distribution de revenu.

Elle consisterait dans l’édiction d’une règle simple consistant à subordonner l’autorisation de vente d’un produit donné, dans un pays donné, à la condition qu’une part significative de ce produit ait été fabriquée dans ce pays. La logique du capital étant la constante maximisation du profit, aucune entreprise ne refuserait de vendre ses produits dans un pays pratiquant cette politique, même de manière isolée. Les entreprises, soucieuses de poursuivre leur vente, dans ce pays donné, installeraient immédiatement une partie de leurs productions dans celui-ci. Et cela car le capital préférera toujours vendre avec une marge réalisée sur chaque produit, inférieure à celle qu’il aurait réalisé, en l’absence de cette règle, que de ne réaliser aucune marge du fait de l’impossibilité d’écouler son produit, dans ce pays donné.

La mise en place d’un tel système qui reconfigurerait totalement l’économie-monde tient à l’édiction d’une simple norme juridique pouvant, d’ores et déjà, être mise en place à notre échelle nationale. Cette norme, transposable dans tout pays, disposerait que « La vente, par une entreprise donnée, d’un produit donné, sur un territoire donné est subordonnée à la production d’une part déterminée de ce produit, dans le pays, dans lequel il est vendu ».

Sur le plan de la qualification des locaux.
Il pourrait être rétorqué à la mise en place d’une telle politique qu’il y a des pays dans lesquels la main d’œuvre pourrait s’avérer insuffisamment formée pour produire les objets vendus localement. Cet argument est à balayer, puisque les entreprises elles-mêmes se chargeraient de développer, seules ou en collaboration avec l’Etat, la formation des locaux, ceux-ci ayant vocation à devenir, dans ce modèle, par nécessité, leurs producteurs. Il y aurait ainsi, en surplus, une quasi-parfaite corrélation, dans un tel système, entre formation des individus et besoins des entreprises, et cela parce que les entreprises seraient obligées de s’investir dans la formation des locaux amenés à devenir leurs producteurs. Alors qu’elles ont le loisir, dans notre système actuel, de se poser dans les lieux où la main d’œuvre est la plus formée, la moins chère, ou encore la moins fiscalisée, selon les critères et selon les circonstances engendrant les processus de décision de localisation de la production, en leur sein.

Sur le plan socia l:
Outre la baisse immédiate du chômage, par relocalisation automatique de la production qui s’ensuivrait, une telle politique réajusterait les rapports de force entre producteurs et capitaux. Cela car un des principaux instruments de pression des entreprises, à savoir la menace de délocalisation, via la mise en concurrence des travailleurs, disparaîtrait. La demande augmenterait mécaniquement, par hausse de la part versée aux salariés, dans la répartition de la valeur ajoutée. Le monde serait alors plus prospère et beaucoup moins inégalitaire, tant horizontalement, c’est à dire entre les habitants de différents pays, que verticalement, c’est à dire entre les habitants d’un même pays.

Sur le plan de la fiscalité :
Cette norme annulerait également les méfaits liés aux politiques actuelles tendant à l’attraction des entreprises, par la baisse de la fiscalité leur étant appliquées, rendant ce type de dispositif, sans objet.

-La fiscalité serait à nouveau, exclusivement guidée par les besoins de l’Etat, en fonction des besoins de financement de services publics.

Même dans l’hypothèse d’une nation décidant de pratiquer une politique de fiscalité très forte sur les entreprises, celles-ci, dans leur logique de maximisation de leurs profits, ne quitteraient pas le territoire, sous peine de ne plus pouvoir y vendre leurs produits et donc de perdre de l’argent.

Conclusion :
Par une simple norme juridique, qui tient en deux phrases, naît la possibilité de clôturer le monde actuel, dans lequel les entreprises ont pris le pouvoir et dictent leurs conditions aux Etats, contraints de s’y soumettre.

Ce serait ainsi une véritable inversion des rapports entre Etats et entreprises, les premiers réimposant leurs conditions aux secondes, comme dans le monde précédant la seconde mondialisation, à la différence près, que dans ce monde nouveau, le marché resterait global, avec la possibilité pour une entreprise de vendre partout dans le monde (et corrélativement de s’y implanter).

Cette proposition devrait être articulée avec un partage du temps de travail, prenant en compte la destruction d’emplois liée aux effets du numérique et de la robotisation.

Sref Sophie, citoyenne

Moi députée, je rétablirai la non contrainte de recherche d’emploi pour les chômeurs de 55 ans et plus…

Je rétablirai la majoration de l’ASS (Allocation de Solidarité Spécifique) pour les chômeurs de 55 et plus…

Et  offrirai à ceux-là une possible retraite à 60 ans à hauteur de l’APA (Allocation aux personnes âgées)…sans condition…

Cela pourrait non seulement rendre quelques emplois disponibles aux plus jeunes…mais surtout libérer les chômeurs âgés d’un insupportable contrôle…et de les remettre en liberté d’agir…

Vernon Grégory, IRP – en formation psycho du travail

Redonner la place au travail.

Obligation d’un psycho du travail comme co-rédacteur des analyses d’impact demandées par CHSCT.

Augmentation crédit d’heure délégation des CHSCT sup à 1000 salariés.

Ajout d’un module de min 1/2 journée psycho du travail dans la formation des membres CHSCT

Favoriser le CIF & VAE dans les grandes entreprises durant PSE

Favoriser la formation continue dans les entreprises avec bilan tous les 7 ans (ex)

Favoriser l’accès des Bac et Bac+2 à l’entreprise qui demande trop de bac+5

Parler des artisans TPE Pme dans le code du travail directement et non de façon implicite avec des quotas

 Revoir le fonctionnement du RSI

Revoir le service de santé au travail

Etudier la possibilité de fondre DP et CHSCT en un

Favoriser la formation des syndicats du fait que les sujets deviennent plus techniques

Et beaucoup d’autres choses.

Article tiré de l’Humanité  le 29 mai 2017

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