«Oh, Jeremy Corbyn !», le chant des fans à la gloire du leader travailliste

Le leader travailliste britannique bénéficie depuis la campagne des législatives anticipées d’un regain de popularité et cela notamment grâce aux réseaux sociaux. Cette Corbynmania version 2.0 est telle que le dirigeant a désormais sa propre chanson ou presque, un cri de ralliement scandé par ses fans depuis plusieurs semaines.

Ce sont les militants « Corbynistas » qui ont eu l’idée de plaquer le nom de Jeremy Corbyn sur une mélodie du groupe de rock les White Stripes, qui est déjà traditionnellement reprise par les supporters sportifs dans les stades. Les fans ont commencé à le scander lors d’un discours de Corbyn à l’occasion d’un concert au mois de mai en pleine campagne électorale.

Et très vite la tendance s’est répandue comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux jusqu’à entendre ce cri de ralliement entonné spontanément devant chez lui, dans des manifestations, dans le métro et, consécration suprême, en clôture du festival de musique de Glastonbury, où le dirigeant Labour est venu s’exprimer et a été accueilli comme une véritable rock star !

Les raisons d’un succès

Mais même avant cette consécration musicale, Jeremy Corbyn avait conquis la Toile à en faire pâlir d’envie tout homme politique, au point d’être devenu une icône du web. Il y a plusieurs ingrédients pour expliquer ce phénomène. Outre bien sûr la personnalité très authentique et accessible de Jeremy Corbyn, il y a aussi son programme centré sur la justice sociale qui a très vite rallié beaucoup d’électeurs.

Mais surtout, l’habileté du parti Labour a été de relayer tout ça via internet grâce à une armée de petits génies du numérique au sein de l’équipe de campagne officielle des travaillistes mais aussi du mouvement Momentum, le groupe de militants totalement dédié à la cause corbyniste.

A l’assaut des réseaux

Tandis que Jeremy Corbyn s’inscrivait sur Snapchat, toute la communication sur le programme et les événements du parti passait par Twitter et Facebook mais aussi Chatter et Promote : ces deux outils numériques ont permis aux militants d’échanger directement avec les sympathisants Labour sur des préoccupations locales ce qui renforçait l’impression de proximité et d’écoute du parti.

Résultat, même si en définitive il ne faut pas oublier que Jeremy Corbyn n’a pas remporté l’élection, les jeunes l’ont plébiscité et sont allés voter. Il apparaît donc extrêmement renforcé et sa popularité sur internet consacre aussi la puissance des réseaux sociaux, désormais indispensables aux stratégistes politiques.

Photo Reuters/Marko Djurica
Muriel Delcroix, correspondante à Londres
Article tiré de RFI . le 29 juin 2017

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