Face au «gâchis» de l’admission post-bac, une réforme en discussion

La ministre française de l’Enseignement supérieur lance ce lundi 17 juillet une vaste concertation pour réformer les admissions à l’université. Car l’Enseignement supérieur fait aujourd’hui face au défi d’intégrer 40000 étudiants supplémentaires chaque année dans les facultés françaises. Frédérique Vidal a donc décidé de réunir tous les acteurs pour trouver une solution.

Ils sont tous là, autour de la table : syndicats étudiants, présidents d’université, recteurs d’académie et associations de parents d’élèves. Tous sont mobilisés pour que la situation que connaissent aujourd’hui près de 87 000 bacheliers ne se reproduise pas l’été prochain.

Quelques jours après les résultats définitifs du baccalauréat, 86 969 lycéens étaient toujours sans affectation ou sur liste d’attente après avoir formulé leurs vœux sur la plateforme informatique d’admission post-bac (APB), désormais la cible de toutes les critiques. Frédérique Vidal parle d’« énorme gâchis ».

En cause, la hausse de la démographie étudiante, qui a conduit à l’arrivée dans l’enseignement supérieur de 40 000 étudiants supplémentaires. Mais aussi le fait que, pour la première fois, les étudiants en fin de première année qui souhaitaient se réorienter ont été également appelés à le faire depuis la plateforme APB. En tout, ce sont ainsi 150 000 étudiants supplémentaires qui ont été ajoutés au système.

La concertation organisée ce lundi a donc pour objectif de trouver une alternative au tirage au sort, qui départageait jusqu’alors les étudiants qui postulaient dans des formations saturées – comme le sport, la psychologie et le droit. Un procédé nourrissant un profond sentiment d’injustice chez les bacheliers.

Elle doit également s’attacher à trouver comment réduire le taux d’échec des premières années d’université, qui s’élève à 60 % en licence. Une piste a été évoquée par la ministre de l’Enseignement supérieur lundi matin, celle du « contrat de réussite étudiant ». Cet engagement indiquerait au lycéen les prérequis dont il a besoin pour réussir dans la filière qu’il vise. Etre obligé d’avoir fait de la biologie pour s’inscrire dans des études sportives, par exemple.

 

Le chantier est conséquent. Et le temps est compté pour la ministre qui doit trouver une solution avant janvier 2018, date des premières demandes d’affectation des futurs bacheliers à l’université.

Photo AFP/Thomas Samson
Article tiré de RFI . le 17 juillet 2017

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