Fête de l’Humanité – Le rendez-vous de la « riposte populaire » face à Macron

Place de la République, jeudi, des militants, bons de soutien en main, ont rappelé la date incontournable de la rentrée.

La place de la République, à Paris, n’en finit pas de réunir ceux qui s’opposent à la casse du Code du travail. Après les Nuits debout, initiées par les mobilisations contre la loi El Khomri, le rendez-vous de jeudi soir se voulait un autre moyen de « mettre sur la place publique » le sujet de la loi travail version Macron, a souligné Isabelle de Almeida, membre du Conseil national du PCF, aux côtés du directeur de l’Humanité, Patrick Le Hyaric. Car la réforme examinée en ce moment par le Parlement restera au cœur de l’actualité lors de l’édition 2017 de la Fête de l’Humanité, du 15 au 17 septembre. Quoi de plus normal, alors, pour les militants communistes et membres de l’organisation de la Fête de choisir ce lieu pour organiser une vente des bons de soutien à l’Humanité, qui donnent accès aux trois jours ?

C’est près de la statue de la République que l’attroupement se forme. Et autour des interventions de responsables politiques et syndicaux qui, au micro, rappellent qu’avant ce week-end de « solidarité », une date sera décisive pour la mobilisation à venir : celle du 12 septembre, avec son offensive contre les ordonnances du gouvernement. À l’image du rassemblement unitaire du 27 juin sur l’esplanade des Invalides, « il faudra compter avec nous », a insisté Pascal Joly, secrétaire général de l’Urif-CGT, alors même que Macron « veut frapper vite et fort ». Il est temps d’organiser une « riposte populaire extrêmement large » pour « faire face à ce pouvoir qui cherche à contourner » le Parlement et les organisations syndicales, a quant à lui souligné Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. Tout l’été, « il faudra beaucoup de contacts auprès des salariés, des jeunes qui se sont largement mobilisés contre la loi travail » et qui seront très présents à la Fête.

Une Fête qui se voudra, in fine, « le grand carrefour du débat politique et de la gauche (…) pour reconstruire les liens de solidarité ». Justement, pour Ève, jeune étudiante de 24 ans, « participer à la Fête de l’Humanité, c’est une vraie ambiance de solidarité que l’on vient chercher, une synergie que l’on trouve ». « Le fait que ça se passe à la rentrée scolaire mais aussi politique sera un moyen de montrer que le peuple est là, qu’il est le vrai contre-pouvoir », poursuit-elle. « Après la séquence politique éprouvante des primaires aux législatives en passant par les affaires, il y a un besoin de se retrouver », confirme Fabien Gay, directeur de la Fête de l’Humanité. En cela, le rendez-vous peut « redonner du souffle et de l’espoir ».

Photo de garde : Bruno Arbesu
Audrey Loussouarn et Olfa Ayed
Article tiré de l’Humanité  le 24 juillet 2017

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