L’interdiction des emplois familiaux pour les parlementaires votée

Les députés ont voté ce jeudi l’interdiction des emplois familiaux pour les parlementaires et les élus locaux. Cette mesure phare du projet de loi pour la confiance dans la vie publique débattue depuis le début de la semaine dans l’hémicycle est une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. La nuit dernière, les députés avaient déjà voté l’interdiction des emplois familiaux pour les ministres. Des débats qui ne se sont pas faits sans désaccord.

Un vote à main levée et les députés actent cette mesure emblématique, promesse de campagne du candidat Macron, qui a pour but d’éviter les emplois fictifs. En effet, l’ombre de l’affaire Fillon plane encore dans l’hémicycle.

Cette proposition ne fait néanmoins pas l’unanimité. « On a un cochon qui est malade, donc on abat tout le troupeau. Le vrai sujet ce sont les emplois fictifs, mais on comprend bien que demain, avec l’application de cette loi, je pourrai continuer à ne pas faire travailler quelqu’un qui n’est pas de ma famille de manière fictive. Par contre, je ne pourrai pas employer quelqu’un qui travaille et qui serait de ma famille », regrette le député Les Républicains Julien Aubert.

Une peine encourue de trois ans de prison et 45 000 euros d’amende

Mettre fin aux emplois familiaux est pourtant le prix à payer pour retrouver la confiance des Français selon la majorité. « Il s’agit de mettre un terme à des pratiques qui ne sont plus tolérées ni acceptées par nos concitoyens. Il ne s’agit pas de remettre en cause celles et ceux qui ont réellement travaillé auprès de leur conjoint », assure Alice Thourot, députée La République en Marche de la Drôme.

Les parlementaires n’auront plus le droit d’embaucher un membre de la famille proche : conjoint, concubin, parents et enfants. Mais ça ne va pas assez loin pour certains députés comme Philippe Vigier, élu UDI de l’Eure-et-Loir : « La femme du député X ne pourra pas travailler avec lui, mais travaillera dans le groupe parlementaire auquel adhère son mari ou le contraire, mais de qui se moque-t-on ? Les Français nous regardent ».

 

Sans surprise cette disposition a été votée à une large majorité. Les ministres, députés ou élus locaux qui ne respecteront pas la règle encourront une peine de trois ans de prison et 45 000 euros d’amende.

Photo de garde : REUTERS – Charles Platiau
Article tiré de RFI  le 27 juillet 2017

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