Barcelone ou l’humanité contre la haine

L’éditorial de Patrick Apel-Muller.

En frappant Barcelone, les terroristes ont choisi une ville-monde, une cité où la solidarité et fraternité ne sont pas des mots creux, une métropole accueillante pour les migrants, rebelle à la violence de l’ordre du monde. Parce qu’il n’y a pas pire ennemi du fanatisme que l’humanité. Mossoul ou Raqqa peuvent être, l’une après l’autre, libérées de Daesh, mais la menace ne disparaîtra pas pour autant. C’est le terreau des frustrations, des oppressions, des guerres de civilisations et de religions qu’il faut réduire.
La brutalité obtuse des réactions de Donald Trump ce vendredi, son appui aux forces du racisme et de la haine, vont au contraire alimenter la machine à tuer du terrorisme.
Aussi dure soit-elle à affirmer devant 13 morts et plus d’une centaine de blessés, l’adhésion à un monde de partage et d’amour est le plus grand hommage et la plus belle manifestation de soutien qu’on puisse leur apporter. Vive l’auberge barcelonnaise, toujours ouverte à tous.
Photo AFP
Patrick Apel-Muller
Article tiré de l’Humanité  le 18 août 2017
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