Les nouvelles sanctions américaines contre le Venezuela épargnent le pétrole

Le département américain du Trésor a annoncé le détail de nouvelles sanctions financières censées punir le régime de Nicolas Maduro, que Donald Trump qualifie de « dictature ». Ces nouvelles mesures s’ajoutent à celles déjà annoncées le mois dernier, frappant plus d’une douzaine de hauts dirigeants vénézuéliens, et gelant les actifs de Nicolas Maduro qui seraient déposés dans une institution soumise au droit américain.

Pour le moment, l’administration Trump s’abstient d’asphyxier la capacité du Vénézuela à exporter et vendre son pétrole. En revanche Citgo, la filiale américaine de la compagnie nationale vénézuélienne de pétrole se voit désormais frappée d’interdiction de payer des dividendes à l’État vénézuélien.

Ces nouvelles sanctions empêchent les fonds et banques américaines d’acheter ou de vendre de nouvelles obligations que le régime de Caracas pourrait émettre. Le Trésor américain précise que des opérations commerciales ainsi qu’humanitaires pourront toujours être financées normalement.

« Un régime corrompu qui appauvrit le peuple vénézuélien »

Pour les États-Unis, l’objectif est « d’empêcher le régime illégitime de Nicolas Maduro de trouver du crédit, mais aussi de bloquer la complicité du système financier américain dans le financement d’un régime corrompu qui appauvrit le peuple vénézuélien ».

Dans les faits, la grande majorité des titres déjà émis par l’État vénézuélien vont continuer de s’échanger. On estime ce montant à quelque 67 milliards de dollars, dont les trois quarts sont dans les mains d’investisseurs étrangers.

« Peut-être que les Etats-Unis essayent de créer ou de promouvoir une crise humanitaire dans notre pays », a immédiatement dénoncé Jorge Arreaza, ministre vénézuélien des Affaires étrangères, en marge d’une rencontre avec le secrétaire général des Nations unies, ce vendredi à New York. Delcy Rodriguez, la présidente de l’Assemblée constituante vénézuélienne a pour sa part dénoncé une « guerre économique ».

« L’option militaire » finalement exclue dans l’immédiat

Par ailleurs, la Maison-Blanche a également assuré exclure toute intervention militaire. Le 11 août dernier, le président américain avait en effet déclenché la polémique en évoquant à la surprise générale la possibilité d’une intervention militaire. « Oh, à propos ! Je n’exclus pas une option militaire. Nous avons de nombreuses options pour le Venezuela, c’est notre voisin. Vous savez, nous sommes partout », avait alors lancé le président américain, à l’issue d’une conférence de presse.

« Nous étudions toujours un vaste éventail d’options. Toute décision serait prise en conjonction avec nos partenaires dans la région et aucune action militaire n’est prévue dans un futur proche », a précisé ce vendredi 25 août le général HR McMaster, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump.

Photo Reuters/Yuri Gripas
Pierre-Yves Dugua, correspondant à Washington
Article tiré de RFI  le 25 août 2017

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