Une quinzaine d’associations font front commun pour les migrants dans les Alpes-Maritimes

Une quinzaine d’organisations des Alpes Maritimes lancent un collectif de lutte et de solidarité avec les migrants.

Il y a eu les sitting à Vintimille, l’affaire Mannoni, les malheureux perdant la vie le long de l’A10 puis Roya citoyenne et le harcèlement de Cédric Herrou. Face au déni reconduit de l’État sur la question migratoire et son acharnement à poursuivre les citoyens solidaires, l’ensemble des organisations azuréennes qui luttent contre cette politique à contre-sens de la l’humanisme français ont décidé de s’unir dans un nouveau collectif, a-t-on appris jeudi auprès de militants.

Tout simplement baptisé « Solidarité Migrants – Collectif 06 », le regroupement rassemble déjà une quinzaine d’associations, syndicats et autres partis politiques tels que la FCPE , la Ligue des droits de l’homme , le Mouvement de la paix, Mrap et RESF 06 ou encore Solidaire, LFI, le NPA et les écologistes du département. Mais il ouvre la porte à tous ceux qui veulent embrasser la défense du droit d’asile et plus largement celle d’un monde fraternel « capable d’assurer la paix et une juste place à l’humain ». Le PCF et la CGT des Alpes-Maritimes, parties prenantes de l’initiative, devaient aussi parapher le texte fondateur.

«Transnationales prédatrices»

Les signataires partent du constat que les déplacements massifs de population jusqu’aux portes fermées de l’Europe résultent non seulement de « guerres, massacres (…) et dérèglements climatiques en tout genre » mais aussi de « la guerre économique mondiale menée par les pays riches, les transnationales prédatrices, les dettes odieuses », et « la corruption des potentats locaux ». Ils relèvent en outre que  « le gouvernement est dans le déni de notre histoire et de nos valeurs humanistes »  en s’obstinant à refuser « l’accès même au statut de réfugié inscrit dans la loi ». Se faisant, ils exigent  le respect impératif du droit d’asile et ceux de l’enfant, la suppression de la convention de Dublin et l’abrogation «des traités de la honte» de la France et de l’UE externalisant les demandes d’asile vers la Turquie, le Soudan, la Lybie et autres dictatures. Parallèlement, ils réclament l’arrêt de « la répression à l’encontre des structures associatives ou des individus qui manifestent leur solidarité».

Procès aujourd’hui

Face à des élites politiques locales qui ne reculent devant rien pour consolider la fermeture des frontières, entretenir le rejet de l’autre et médiatiser une démagogie criminelle, le nouveau collectif propose enfin de porter haut et fort ces revendications, de résister collectivement à « la déréglementation libérale» et de participer activement à la construction d’une société « démocratique, respectueuse des droits fondamentaux et du patrimoine commun planétaire ».

Une belle ambition qui trouvera un écho dès aujourd’hui alors que l’association Roya citoyenne, naturellement au cœur de cette démarche, est assignée en justice ce vendredi matin par ses détracteurs.

Frédéric Dutilleul
Article tiré de la Marseillaise  le 13 octobre 2017

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Une réflexion sur “Une quinzaine d’associations font front commun pour les migrants dans les Alpes-Maritimes

  1. Pingback: 13 octobre revue de presse : création d’un nouveau collectif dans le 06, et jugement en délibéré le 9 novembre pour Roya citoyenne – Roya Citoyenne

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