Dette grecque - Le juteux profit des créanciers

Le 10 octobre, Mario Draghi, le patron de la Banque centrale européenne, admettait que  la dette grecque avait rapporté 7,8 milliards d’intérêts à la BCE. Le FMI et les créanciers bilatéraux d’Athènes, Allemagne et France en tête, ont eux aussi engrangé des profits.

En faisant ses adieux à l’Eurogroupe, l’ex-ministre allemand des Finances, l’inflexible Wolfgang Schäuble, se laissait aller à cet aveu sur le calvaire grec : « Moi-même je n’aurais pas voulu être contraint d’imposer de telles réformes en Allemagne. »  Le même assurait, dans la foulée, que « le problème de la Grèce dans la prochaine décennie n’est pas la dette » mais « la poursuite des réformes » ultralibérales imposées depuis 2010 au pays en contrepartie de nouveaux prêts. Cette dette souveraine atteint pourtant les 180 % du PIB après le choc néolibéral administré au pays au prix d’un effondrement du revenu disponible et de la demande, d’une dislocation sociale et d’une profonde récession économique. Mais pour ses créanciers, la dette grecque n’est pas un problème, en effet. Plutôt une affaire juteuse, qui a généré pour la BCE, le FMI et les États membres de l’Union européenne, Allemagne et France en tête, des milliards d’euros de profits.

(Suite sur le site de l’Humanité)

Photo AFP/Louisa Gouliamaki
Rosa Moussaoui
Article tiré de l’Humanité  le 2 novembre 2017

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