Journée de mobilisation contre les réformes du gouvernement

Les manifestants contre la politique « libérale » d’Emmanuel Macron ont défilé jeudi 16 novembre un peu partout en France. C’est la quatrième journée de mobilisation depuis la rentrée pour dénoncer les ordonnances, en vigueur depuis septembre. Ils espèrent être entendus par un gouvernement déterminé, déjà passé à d’autres réformes.

« Privé – public : Pour un droit du travail qui protège les salariés. Tous dans l’action pour refuser les ordonnances de destruction sociale », proclamait la banderole de tête dans le cortège parisien. Cette nouvelle mobilisation, estimée à 8 000 participants selon la préfecture, « n’est pas un baroud d’honneur », a assuré le secrétaire général de la CGT, après celles de septembre et d’octobre.

« Ça va continuer », a promis à Paris Philippe Martinez, accompagné du numéro 2 de FO, Pascal Pavageau, dont le numéro un Jean-Claude Mailly a défilé à Marseille. Parmi les sujets de lutte, Philippe Martinez a cité « les ordonnances », mais aussi le « besoin de maintenir la hiérarchie des normes, d’améliorer partout les droits du travail dans les entreprises ».

A Rennes, où entre 1 200 (police) et 1 600 personnes (syndicat) ont défilé en fin de matinée, la banderole de FO avait déjà donné le ton: « Code du travail, assurances chômage, retraite, nous ne laisserons pas brader les droits collectifs ».

170 manifestations

« On veut tirer la sonnette d’alarme sur des dossiers à venir, comme l’assurance-chômage et, l’an prochain, l’assurance retraite », a déclaré à Marseille le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, qui a aussi « une forte inquiétude » face à l’avenir du service public républicain.

Force ouvrière appelle pour la première fois à défiler parmi les 170 manifestations programmées jeudi, aux côtés de Solidaires, la FSU et des organisations de jeunesse (Unef, FIDL et UNL), contre une « politique libérale visant à accroître les inégalités au profit d’une minorité ».

Des premiers défilés ont eu lieu jeudi matin, notamment à Lyon (entre 3 000 et 10 000), Nantes (entre 2 500 et 4 000), Bordeaux (entre 1 65O et 4 000) Strasbourg (entre 900 et 1 200 personnes), Grenoble (1 500 selon la préfecture), Orléans (1 200), Clermont (1 000), mais aussi Reims, Brest, Calais, Valenciennes, Châteauroux, Tours, Pau ou encore Bayonne.

A Marseille, Jean-Luc Mélenchon a déploré « la division du politique et du syndical », alors que « des milliers, des millions de militants politiques (…) sont prêts à entrer dans l’action ».

Photo de garde : REUTERS – Stephane Mahe
AFP

Article tiré de RFI  le 16 novembre 2017

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