La nouvelle présidente du Conseil national du numérique claque la porte

Une semaine après sa prise officielle de fonction, la présidente du Conseil national du numérique a présenté sa démission ce mardi 19 décembre, sur fond de différends avec le secrétariat d’Etat au Numérique sur la composition de l’instance.

La présidente du Conseil national du numérique a préféré claquer la porte. Marie Ekeland explique son départ par la polémique née de l’intégration de l’essayiste Rokhaya Diallo et du rappeur Axiom, et de la demande du secrétaire d’Etat au Numérique de les écarter de l’instance.

Dans un message publié sur le site du Conseil national du numérique, Marie Ekeland estime que son projet « d’ouverture »  et « d’indépendance » avait été « mis à l’épreuve dès le démarrage » et elle a déploré une polémique qui montre, selon elle, que « dans notre pays nous ne voulons pas entendre des voix dissonnantes ».

Des « voix dissonnantes », comme celle de Rokhaya Diallo. Cette militante s’est illustrée en dénonçant le « racisme d’Etat » et en déclarant que le port du voile était un « signe de féminité ». A droite et au sein de la majorité, plusieurs voix se sont alors opposées à sa nomination au Conseil, et ont incité le gouvernement à demander son remplacement. Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat au Numérique et lui-même ancien président du Conseil, a justifié cette demande en affirmant que l’instance avait besoin de « sérénité » pour travailler et qu’elle devait être « proche du gouvernement », et non pas une « force d’opposition ».

Cette vision du rôle et du fonctionnement du Conseil national du numérique a déplu à ses membres qui ont donc décidé de le quitter.

Une décision saluée par le chef du file du PS à l’Assemblée Olivier Faure qui la qualifie de « preuve d’indépendance et de courage ». « On peut très bien ne pas partager ce qui dit Rokhaya Diallo. Mais je pense que c’est une voix importante dans ce pays et qu’elle exprime des choses qui sont l’expression de ce qui remontent de nos quartiers. On ne peut pas avoir cette façon de trier les gens en fonction de leurs opinions », juge Olivier Faure. Le gouvernement doit annoncer de nouvelles nomination d’ici 2018.

Photo AFP/Kena Betancur
Article tiré de RFI . le 19 décembre 2017

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