Chez Renault et Air France, les richesses ne se partagent pas

Un bénéfice en hausse de 50% pour Renault, un chiffre d’affaires de +42% pour Air France. Le premier baisse cependant les primes d’intéressement des salariés et le second refuse des hausses de salaire.

5,1 milliards d’euros de bénéfice net pour Renault en 2017, un bénéfice « record », en hausse de 50% par rapport à l’année précédente : vendredi, le groupe qui contrôle cinq marques (Renault, Dacia, Renault Samsung Motors, Alpine et Lada) a annoncé ses résultats et affirmé vouloir poursuivre son expansion en 2018. Des résultats qui vont permettre d’augmenter les dividendes versés aux actionnaires « en hausse de 12,7% » affirme Sud dans un communiqué. En revanche, la prime d’intéressement versée aux salariés est, elle, en baisse, « en moyenne de 24% pour un ouvrier, de 19% pour un technicien, de 13% pour un cadre, de 6% pour un cadre supérieur » développe le syndicat.

« La direction prend les salariés pour des mendiants ! » accuse de son côté la CGT rappelant que la hausse de productivité a reposé sur « une régression de la masse salariale ». « Selon les catégories professionnelles, le montant de la prime va baisser de plusieurs centaines d’euros », une « situation que ne vivront pas les actionnaires », ajoute le syndicat qui réclame une prime de 5 000 euros pour tous. Ce n’est pas l’annonce d’une baisse de 30% du salaire de Carlos Ghosn - sur 7,25 millions d’euros – qui va apaiser les syndicats qui n’excluent pas des appels à la grève dans les établissements du groupe à partir de lundi.

Même logique du côté de Air France qui a également communiqué ses chiffres vendredi. Si le résultat d’exploitation a fait un bond de près de 42% en 2017, pas question pour la direction de répondre aux demandes salariales de 10 syndicats qui exigent 6% d’augmentation. La remontée du groupe face aux pressions des low cost s’est faite en gelant les salaires - depuis 2011 - et en licenciant à tour de bras. La direction a eu moins de scrupule quand en 2014 elle a licencié celle qui est devenue depuis ministre des Armes, Florence Parly, qui a touché 400 000 euros, avant d’aller… à la SNCF.

Photo AFP
Article tiré de la Marseillaise . le 18 février 2018

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