Le 22 février, tous déterminés à forger un bouclier social

L’UD CGT appelle à la grève et au rassemblement le 22 février pour imposer un pacte de progrès social dans les Bouches-du-Rhône. Agents des services publics, des organismes sociaux, hospitaliers, postiers, télécoms, industrie… tous à l’arrêt.

« Nos orientations politiques visent simplement à éclater les droits des travailleurs. Mais aujourd’hui on est au-delà de la question du mal-travail, on touche le fond, on est sur un choix de société. Il s’agit de savoir à quels besoins on répond, si c’est à ceux des actionnaires ou à ceux de la population ? », s’emportait Olivier Mateu, le secrétaire général de l’Union départementale des Bouches-du-Rhône, lors d’une réunion au CE du Chantier naval de Marseille, vendredi dernier. Le gouvernement s’apprête en effet à confisquer le droit à la reconnaissance du préjudice d’anxiété pour les travailleurs de l’amiante, alors que l’exposition à l’amiante persiste.

Les attaques pleuvent et les paratonnerres sont de sortie. La semaine sociale a été traversée au pas de charge dans le département. Chez Gémalto, à la Centrale de Gardanne, chez Air Liquide, chez les retraités, dans la blanchisserie Khalule, chez TechnicAtome, chez Thalès Seso, dans la Justice, les secousses se rapprochent. Chez Coca-Cola, la CGT tient toujours les grilles de l’usine. « On tape où c’est sensible » prévient le délégué syndical. Toute la production est à l’arrêt depuis mercredi dernier. Plutôt que fournir aux actionnaires de plus gros porte-feuilles, les salariés vont les aider à dégraisser ceux qu’ils ont déjà trop plein de ce qu’ils ne partagent pas.

Dès 10h30 sur le Vieux-Port

« Les choix politiques du patronat et des gouvernements rongent la protection sociale. On doit donc apporter un maximum de protection possible à tous les salariés. Il y a des logiques qu’il faut bouger. Tant que les outils industriels seront laisser aux mains des financiers on n’ira pas vers l’intérêt général. Il faut être clair avec les salariés l’enjeu n’est plus simplement d’améliorer le poste de travail mais aussi de savoir à quoi ces richesses produites par les travailleurs peuvent servir ?

Dans tous les secteurs d’activité, les orientations prises jusqu’au niveau européen font leurs ravages sur le tissu local de l’emploi. « Il y a une société à contester, une autre à porter », insiste le secrétaire de l’UD. Et l’organisation syndicale n’est pas à court de propositions, listées dans un pacte du progrès social, construit collectivement à partir d’observations du monde du travail : « La libre circulation des hommes et des femmes, l’instauration d’un bouclier fiscal, social, environnemental basé sur une valeur sociale du travail reconnue, la construction de solidarité dans le respect de l’identité de chaque histoire sociale, avec les outils qui font barrage à l’exploitation capitaliste, à la concurrence entre salariés, la redistribution des richesses sous forme de salaire avec une réduction du temps de travail»…

L’onde de choc doit encore croître jusqu’à jeudi, où l’U.D. CGT 13 a donné rendez-vous à ses troupes à partir de 10h30 sur le Vieux-Port. « Si on n’y va pas le scénario est écrit ; à la fin il faudra qu’on coûte tous le même prix, le plus bas ».

Myriam Guillaume
Article tiré de la Marseillaise . le 20 février 2018

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