Ecoles des villes et des champs à parts égales ?

Fortement contestée par les organisations syndicales, la carte scolaire du premier degré se dessine à moyen constant. Les services académiques assurent tenir compte des spécificités du territoire d’Aix-Marseille.

Au lendemain d’un conseil départemental de l’éducation nationale (CDEN) particulièrement houleux, rectorat et direction académique avaient communiqué à tour de rôle sur les conditions dans lesquelles se préparait la prochaine rentrée scolaire.

Avec la création de 261 postes d’enseignants pour le 1er degré, le rectorat confirmait ainsi un taux d’encadrement de 5,43 professeurs pour 100 élèves en 2018. En légère hausse comparé aux 5,35 de l’année précédente. Décliné dans les quatre départements de l’académie, le nombre de postes est soit constant ou en légère évolution d’une rentrée sur l’autre.

A la lecture du document, le dédoublement des classes de CP en REP+ étendu à la rentrée aux CP en REP et CE1 en REP+ se réalise selon le rectorat grâce à l’attribution de 36 postes de professeurs, mais pas au détriment du remplacement et encore moins de la ruralité.

Le département des Hautes-Alpes, ayant perdu 150 élèves en deux ans, gagne 3 postes. Ce qui en fait un département plutôt bien doté. Tout comme son voisin, les Alpes-de-Haute-Provence, qui perd 38 élèves mais pas de postes. Ces deux départements font partie de la quinzaine de départements français « dont le taux d’encadrement est supérieur à 6 enseignants pour 100 élèves », indique le rectorat. Cet éclairage intervient à un moment où la colère monte dans de nombreux départements, principalement dans les zones rurales.

Inégalité du service public

Insuffisamment budgétisé, le dédoublement des CP et CE1 se fera sur le dos d’un redéploiement des postes des campagnes vers les villes, donnant lieu à une inégalité du service public sur le territoire. Gros consommateur de postes, les Bouches-du-Rhône se voient ainsi attribuer 205 postes avec une démographie scolaire en augmentation de 818 élèves. Une dotation qui conduit l’académie à mettre fin au dispositif PARE (Plus de maîtres que de classes) destiné à réduire les inégalités, alors que quelque temps auparavant, elle recrutait des profs contractuels sur le site de Pôle Emploi.

Les moyens de la rentrée sont jugés insuffisants par les organisations syndicales qui avaient voté unanimement contre les mesures de carte scolaire. Dans certains secteurs, les classes seront surchargées, y compris en Education prioritaire. Tout comme seront oubliés les moins de 3 ans et les classes maternelles, grands absents de la première rentrée Blanquer.

Article tiré de la Marseillaise  le 27 février 2018

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s