Une journée des femmes encore plus combative

Si les mouvements comme #meetoo ont pu libérer la parole des femmes, ce 8 mars, le combat pour l’égalité des droits reste toujours d’actualité. La journée s’annonce particulièrement revendicative, avec un rassemblement (15h40) sous l’ombrière et une manifestation (18h) au départ du Vieux-Port à Marseille.

Collectif 13 Droits des femmes, Marche mondiale des femmes, Amnesty, Mouvement de la Paix, Osez le féminisme, UD-CGT13, Solidaires… toutes ces organisation portent en elles la parole des femmes. Entre temps, quelques-unes ont disparu, victimes de coupes budgétaires. La Région ayant décidé de retirer voir de supprimer ses subventions.

Pourtant les femmes et les nombreuses organisations qui les représentent n’ont jamais baissé les bras. Les mouvements comme #meetoo ont donné une résonance, un éclat mondial à leurs actions. « Ce qui vient de se passer est important. Avec le mouvement mondial de la libéralisation de la parole des femmes, c’est la parole des femmes qui se libère. Mais c’est aussi parce qu’il y a eu un travail important des associations féministes », assure Horiya Mekrelouf du Collectif13 Droits des femmes.

Les femmes parlent, mais ont-elles été entendues ? Leur parole ne risque-t-elle pas de disparaître, une fois passé l’emballement médiatique ? Les femmes ont compris depuis longtemps qu’il leur faudrait continuer à agir.

Ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes, « c’est la fête de toutes les femmes dans le monde entier pour l’égalité des droits », insiste les associations et organisations syndicales qui appellent à une grande journée du 8 mars à Marseille, avec un rassemblement à 15h40 (l’heure à partir de laquelle les femmes ne sont plus payées pour leur travail) sous l’ombrière et une manifestation (18h) au départ du Vieux-Port. Tous ces mouvements résume Marion, jeune juriste auront toujours un sens : « celui de bouleverser l’ordre établi ».

Comment faire pour que ça change ?

Et le combat n’est pas gagné d’avance. Marie-Paule, d’Osez le féminisme parle de dimension historique du combat des femmes et de ce champ de violence toujours très inquiétant. « Le président de la République a parlé de grande cause du quinquennat mais les moyens alloués manquent. Il est possible que rien ne bouge ». Des actes c’est ce que réclament les femmes lasses de voir que rien ne change. Au point d’appeler le 8 mars, la journée de « l’infâme ».

La CGT appellera à porter un ruban blanc, « pour bannir toutes formes de violence. L’affaire Weinstein est intervenue dans le milieu du travail », explique Isabelle. Selon la syndicaliste 40% des femmes qui ont été exposées à de la violence sur leur lieu de travail ont été mutées, placardisées ou licenciées pour avoir parlé. L’organisation syndicale se mobilise aussi pour la révision du congé parental et les écarts de salaire. « Seulement 0,2% des entreprises ont été sanctionnées pour inégalités professionnelles », ajoute Isabelle. Mercredi à 15h40, des rassemblements s’organiseront partout sur les lieux de travail.

Catherine Walgenwitz
Article tiré de la Marseillaise  le 5 mars 2018

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