Réforme de la SNCF – Les syndicats lancent un appel à une grève inédite

Les cheminots français ont opté ce jeudi 15 mars pour un mouvement dur, une grève sur le rythme de « deux jours sur cinq » d’avril à juin, contre la réforme de l’opérateur du rail SNCF, que l’exécutif entend mener tambour battant.

Il s’agit d’un mouvement unitaire et conçu tout spécialement pour durer. Les grèves commenceront le 3 avril, lendemain du week-end de Pâques, manière d’adresser un signal positif aux usagers qui prévoient de partir en week-end. C’est ensuite que cela se complique dans tous les sens du terme : les syndicats annoncent une grève reconductible à raison de deux jours tous les cinq jours.

C’est du jamais vu, « une grève innovante », disent les représentants de l’interfédérale, à la fois pour préserver les voyageurs et pour permettre aux cheminots de faire durer la lutte sans trop souffrir financièrement. Cette grève reconductible est censée durer trois mois et cela en fonction de l’avancée des discussions qui auront lieu avec le gouvernement.

Des précisions seront apportées le 21 mars après une nouvelle réunion qui se tiendra à la veille d’une grande manifestation nationale à Paris. Une manifestation qui devrait, selon les syndicats, mobiliser beaucoup de cheminots.

« Incompréhensible » pour le gouvernement

Estimant la grève « un peu décalée par rapport à la concertation qui est engagée » avec le gouvernement, le patron de la SNCF Guillaume Pepy a assuré au journal télévisé du soir de TF1 que c’était « une mauvaise nouvelle, une mauvaise chose pour les 4,5 millions de Français qui prennent le train tous les jours ». La ministre des Transports Elisabeth Borne a déploré sur BFMTV une « décision qui manifestement vise à pénaliser les usagers », la jugeant « incompréhensible ».

L’intersyndicale rejette donc le dialogue, alors que le président de la SNCF, Guillaume Pepy, avait remis aujourd’hui son « programme de travail » à la ministre des Transports Elisabeth Borne. Le programme prévoyait un « pacte d’entreprise ». Le texte prévoit notamment « l’arrêt des recrutements au statut (de cheminot) des nouveaux agents » considéré comme une ligne rouge à ne pas franchir pour les syndicats.

Photo de garde : REUTERS – Benoit Tessier
Article tiré de RFI  le 15 mars 2018

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