Israël – Une ONG dénonce les atteintes aux droits des mineurs palestiniens

Les droits des mineurs palestiniens sont systématiquement violés en Israël, selon l’organisation des droits de l’homme B’Tselem qui publie un nouveau rapport ce mardi 20 mars. Elle rappelle que les mineurs palestiniens comme les adultes sont jugés par des cours militaires israéliennes car ils vivent sous un régime d’occupation.

On a récemment parlé du cas d’Ahed Tamimi, cette jeune Palestinienne arrêtée et placée en détention pour avoir giflé un soldat israélien. Son cas est loin d’être le seul, selon B’Tselem. « Les droits des mineurs sont violés depuis le moment où ils sont arrêtés jusqu’au moment où ils sont relâchés, et cela d’une manière systématique et routinière » affirme Yaël Stein, auteure du rapport publié ce mardi par l’ONG israélienne.

Ces mineurs seraient souvent arrêtés sur de simples suspicions ou même arbitrairement et subiraient ensuite un processus violant leurs droits les plus élémentaires. « Ils sont arrêtés en plein milieu de la nuit, ou dans la rue. On leur entrave les mains, afin qu’ils ne présentent pas de danger. Souvent, on leur bande les yeux. Et puis on les emmène à l’interrogatoire, parfois après des heures sans qu’ils aient pu dormir ou manger correctement, après avoir subi des abus ou des menaces », décrit l’activiste jointe par RFI.

« Beaucoup de ces mineurs confessent ce qu’ils ont fait ou ce qu’ils n’ont pas fait ! »

Dans son rapport, B’Tselem précise que les mineurs arrêtés sont bien souvent seuls, sans avocat ni parents auprès d’eux. « Dans cette situation, beaucoup de ces mineurs confessent ce qu’ils ont fait ou ce qu’ils n’ont pas fait ! » dénonce Yaël Stein.

Enfin, après leur interrogatoire, ces jeunes sont emmenés devant une cour militaire. « Leur détention est souvent prolongée, encore et encore, poursuit l’auteure du rapport. Et puis on les inculpe. Dans ce contexte, après des semaines de détention, d’interrogatoire, la plupart de ces mineurs signent un papier où ils avouent leur culpabilité, pour en finir et comprendre ce qui leur arrive, et puis enfin pouvoir retourner chez eux le plus vite possible. »

 

Photo : REUTERS – Ammar Awad
Article tiré de RFI  le 20 mars 2018

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