À Marseille, les Kurdes ensemble pour faire entendre la voix d’Afrin

Solidarité. Militants Kurdes, membres du NPA et du PCF, élus communistes, ont défilé ensemble samedi pour dénoncer l’agression du Rojava par l’armée d’Erdogan. Rejoints par les opposants à l’ouverture d’un local du Bastion social, ils mettent en cause l’inaction française face à « l’islamo-fascisme du régime turc ». 

« Afrine n’est pas seule ! », scandaient les manifestants qui ont défilé samedi pour dire leur solidarité avec les habitants d’Afrine, ville kurde de Syrie tombée aux mains de l’armée d’Erdogan.

Au micro, un militant kurde lance : « Alors que les Kurdes de Syrie avec leurs forces armées YPG/YPJ et leurs alliés arabes avec lesquels ils ont formé les Forces démocratiques de Syrie, ont livré un combat inégal contre la 2e armée de l’OTAN, les pays anti-Daech sont restés spectateurs ». « Erdogan a attaqué Afrine, une ville qui a maintenu la paix et la stabilité tout au long de la guerre civile et accueilli des milliers de réfugiés ayant fui la barbarie des mercenaires jihadistes armés financés par la Turquie », dénonce-t-il.

Dans le cortège qui part de la place Sadi-Carnot pour se diriger vers le Vieux-Port, des militants du NPA sont présents. « Partout les militants kurdes sont les seuls à s’opposer à la dictature d’Erdogan et aux terroristes de l’État islamique. Malgré ça, ils ne sont pas soutenus et même assimilés à des terroristes alors que leur lutte est réellement progressiste. Nous ne pouvons être qu’à leurs côtés », indique Jean-Marie Battini.

Non loin, élus communistes et militants PCF brandissent des pancartes univoques : « Macron complice », « UE complice ». Josiane Durrieu, en charge des questions internationales au PCF 13 est révoltée par la tournure des événements : « Si Erdogan s’en prend au Rojava [Kurdistan de Syrie] c’est pour détruire l’expérience inédite et révolutionnaire en cours dans cette partie du monde où un système politique féministe, écologiste et progressiste a été installé. C’est insupportable pour le nationaliste et islamiste qu’est Erdogan ». Pour elle, « l’attitude de Macron est une honte car face à la dictature d’Erdogan, la France, 5e puissance mondiale, a les moyens de taper sur la table au niveau européen, au niveau de l’ONU pour des sanctions politiques et économiques. Au lieu de ça, il a reçu Erdogan à l’Élysée ».

Convergence

Une colère très largement partagée dans la manifestation, notamment par Joël Dutto de l’association Solidarité et liberté qui tisse des liens de fraternité avec les militants kurdes depuis de nombreuses années. « Armée turque hors du Rojava », a-t-il inscrit sur sa pancarte.

Arrivée au Vieux-Port, le défilé s’engage sur la Canebière, rejoint par des militants de la CGT, Olivier Mateu en tête, à l’issue du rassemblement contre l’ouverture d’un local du mouvement néo-fasciste Bastion social à Marseille (lire page 3).

Une convergence naturelle au regard des slogans des militants Kurdes dénonçant « l’islamo-fascisme » du régime turc.

Léo Purgette
Article tiré de la Marseillaise  le 27 mars 2018

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