À Marseille, syndicalistes, associatifs et politiques ensemble le 14 avril

Les représentants d’une quinzaine d’organisations ont validé une manifestation à Marseille pour « faire du mouvement des cheminots un symbole de résistance mais aussi de reconquêtes. »

Syndicalistes, responsables associatifs et militants politiques côte à côte afin d’appeler à une manifestation commune : l’image est rare et, en cette période de mouvement des cheminots, symbolique et forte. Cela s’est déroulé ce matin au siège de l’union départementale CGT et à l’invitation de celle-ci. Autour de la table, située dans la salle Allende, ont pris place des représentants d’une quinzaine d’organisations (CGT, FSU, Solidaires, UNEF, ATTAC, Marche mondiale des femmes, PCF, NPA, France insoumise, Rouges Vifs, Parti de gauche…) qui forment depuis plusieurs années un Comité de convergence des luttes. C’est Olivier Mateu, le secrétaire départemental, qui pose le cadre : « Face à une attaque globale, nous voulons créer les conditions d’une riposte globale, d’une élévation du mouvement social, pas seulement pour défendre des « acquis » mais pour remporter de nouvelles conquêtes (abrogation des lois travail, SMIC à 1800 euros, passage aux 32 heures). » Attaque globale ? Les syndicalistes présents en ont témoigné. Laurent Tramoni de la FSU, le premier, avec la mise en place d’une « école du chacun pour soi, donc pour les premiers de cordée. » « En un an, Emmanuel Macron aura réussi l’exploit de s’attaquer à toutes les couches de la population, a constaté Jérémy Bacchi, secrétaire départemental du PCF. Sauf une : les plus fortunés. C’est le président des riches et des injustices. A nous de faire du mouvement des cheminots un symbole de résistance mais aussi de reconquêtes. »

« Nous sommes quinze fois plus forts. »

Le 14 avril prochain, un samedi, une manifestation portant ce double message partira du Vieux-Port. « Si nous avons la sagesse de nous fédérer dans tout le pays comme dans les Bouches-du-Rhône, il est évident que nous aurons le dernier mot», a estimé Jean-Luc Mélenchon présent à la conférence de presse. Interrogé sur le climat de l’opinion publique en ce début de mouvement des cheminots, le député de Marseille a répondu : « Le pouvoir comptait sur une mécanique rustique où on opposerait les salariés aux supposés privilégiés. Mais les syndicalistes ont fait un travail remarquable et l’opinion comprend qu’il y a le camp de l’intérêt général et de l’autre une bande politico-sociale. » De nouveau interrogé, cette fois sur la proposition d’une manifestation nationale le 5 mai, il a commenté : « Je vois cette initiative avec bienveillance. Il faut laisser le temps à cette initiative de respirer. »

En conclusion, Olivier Mateu a tenu à être explicite sur les motivations de l’appel à manifester le 14 : « On ne dit pas : on va s’organiser pour que les cheminots tiennent le plus longtemps possible. On dit : on fait tout pour que l’on y aille tous les plus vite possible. Aujourd’hui, nous sommes quinze organisations. Nous sommes quinze fois plus forts. »

Photo  : AFP
Christophe Deroubaix
Article tiré de l’Humanité  le 5 avril 2018

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