L’exercice de communication de Trudeau et Macron pour défendre le CETA

En parfaits communicants, messieurs Justin Trudeau et Emmanuel Macron se livrent à un exercice de communication conjointe pour vanter les mérites du CETA. Le Premier ministre canadien s’exprimera ce mardi 17 avril devant la Représentation nationale pour défendre les bénéfices de cet accord de libre-échange.

De fait cet accord sur le commerce et l’investissement correspond aux désirs des investisseurs dont les gouvernements canadiens et français se sont faits les porteurs.

Les transnationales de droit canadien liées aux industries extractivistes représentent un réel danger, il en est de même pour l’agriculture canadienne, ultra intensive, qui use et abuse du glyphosate et autres pesticides ainsi que de nombreux nouveaux OGM. Le CETA va mettre en grand danger nombre d’agriculteurs de ce coté-ci de l’Atlantique. Les industries chimiques pèsent déjà de tout leur poids pour que les substances aujourd’hui interdites par la directive européenne REACH « sautent » par le biais du mécanisme de la coopération réglementaire du CETA.

Pour les transnationales de droit français le CETA offre un boulevard au Canada, notamment dans les marchés publics, ce au détriment des entreprises locales qui ne pourront soutenir la concurrence. Cet accord de libre-échange est taillé pour les entreprises transnationales et n’apportera pas grand-chose en termes de création de richesses nationales respectives ni d’emploi. Sans oublier les intérêts des transnationales de droit états-unien dont 84 % de celles opérant en France ont des filiales au Canada et pourront ainsi profiter des mécanismes de libéralisation sans entrave mis en place par le CETA.

On nous explique que le CETA n’est pas contradictoire avec l’accord de Paris sur le climat mais cela ne résiste pas à l’analyse : l’augmentation des transports transatlantiques, le renforcement des industries extractivistes et l’agriculture intensive ne peuvent qu’augmenter la production de gaz à effet de serre. Relocaliser l’économie et mettre en œuvre la politique de transition écologique qui pourtant s’imposerait, se heurtera inévitablement aux intérêts des grandes transnationales qui pourront activer le mécanisme arbitral « investisseur contre État ».

Conscients de tous ces dangers, nous appelons au contraire à ce que la Représentation nationale refuse de ratifier le CETA et à ce qu’un référendum soit organisé sur ce sujet si important pour les peuples canadien et européens. Pour ce faire nous appelons au rassemblement organisé à 13H Place Edouard Herriot (métro Assemblée nationale).

Communiqué d’ATTAC  du 17 avril 2018

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