Postiers et finances publiques toujours dans l’action

Quatrième semaine de mobilisation pour les postiers, 4e jour de grève avec blocage des centres pour les finances publiques. Ils s’inscrivent dans la ligne tracée par les cheminots pour aller jusqu’en juin.

« C’est un ras-le-bol, une colère forte qui s’exprime contre ce gouvernement qui veut en finir avec le service public et nous remplacer par des contractuels, comme à La Poste, comme à la SNCF », lance Philippe Laget, co-secrétaire de la CGT finances publiques 13. Lundi, les agents des impôts ont bloqué le siège de la direction de Borde-Prado à Marseille, mardi c’était à Aix-en-Provence, retour à Marseille au centre Sadi-Carnot mercredi et vendredi à Saint-Barnabé. Une action vers la trésorerie de Jouques est aussi envisagée le 3 mai contre la fermeture des centres de Peyrolles et des Pennes « et ainsi jusqu’à fin juin ». 

Voilà « le processus d’action que nous avons validé en AG, avec FO et Solidaires » pour mettre un terme à la saignée prévue par le gouvernement dans les rangs des fonctionnaires et dénoncer cette politique fiscale qui consiste à ne pas mettre les moyens sur la lutte contre la fraude et à affaiblir la progressivité de l’impôt.

Privés de service

Et qu’on ne les taxe pas d’épiphénomène : « ça prend dans une vingtaine de départements ! Nous sommes entrés dans une dynamique qui s’amplifie et nous avons l’adhésion de la population contre le prélèvement à la source. Spécialement dans les Bouches-du-Rhône où la population est plus précaire. Ils refusent de payer 39 euros pour une aide à la rédaction de leur avis d’imposition. D’autant que le risque de recours au privé, c’est l’utilisation des données des contribuables pour vendre des produits financiers. »

A la Poste, on troque la distribution du courrier, qui disparaît un jour par semaine et s’étend sur l’après-midi contre l’assurance de service à la personne… payant.

Les mobilisations s’enchaînent depuis des semaines avec SUD et la CGT contre la déstructuration des services, sur le secteur 4, 13 et 14 de Marseille et à Arles où emplois et bureaux sont menacés. « Là où le projet est passé, les usagers râlent et les facteurs pleurent. Nos mobilisations ont freiné le massacre. C’est ce qui nous motive », explique Stéphane Messina pour la CGT.

La Sécurité sociale entre dans le vif dès le 3 mai contre les fermetures des bureaux de proximité. Philippe Laget fait le parallèle : « Comme on supprime les petites lignes à la SNCF, on éloigne l’usager du service, c’est un sabotage comme jamais on en a connu auparavant. Et ceux qui ne partent pas en grève ne sont pas opposés mais craignent pour leur emploi. »

Photo DR
Myriam Guillaume
Article tiré de la Marseillaise . le 30 avril 2018

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