Pourquoi les seniors sont dans le collimateur de Macron

La hausse de la CSG de 1,7% qui pénalise les retraités depuis janvier est l’arbre qui cache la forêt. Car la prochaine étape du gouvernement est d’un impact encore plus ravageur : une énième réforme des retraites dont l’ambition est de s’attaquer à la part des pensions dans le PIB national.

Plus de sept millions de retraités sont frappés depuis le début de l’année par une baisse de leur pension provoquée par la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG). Le taux, qui a augmenté de 1,7%, a un impact direct sur leur pouvoir d’achat.

Une décision assumée par Emmanuel Macron qui pourrait néanmoins le payer cash lors des prochaines élections en 2019 (européennes) et 2020 (municipales). Mais tout à son dessein libéral, le président avance au pas de charge, sourd aux colères. Car l’augmentation de la CSG a un objectif précis : transférer les cotisations sociales (maladie et assurance chômage) des salariés sur cet impôt que tout le monde paie ou presque. Et donc assujettir un peu plus le financement de l’assurance maladie et du chômage aux décisions de l’État. Et en la matière, ce sont bien des économies drastiques qui sont programmées : 60 milliards sur l’ensemble de la sphère publique d’ici 2022 (lire par ailleurs notre éditorial page 12).

La colère des retraités si elle inquiète la majorité En marche, pèse peu au regard de leur projet de société. Au-delà de la hausse de la CSG, les futurs retraités vont prendre de plein fouet une énième réforme des retraites.

300 milliards d’euros

Si le texte de loi est prévu pour l’été 2019, les travaux sont lancés sous la houlette de l’ex-ministre de droite Jean-Paul Delevoye, bombardé commandant en chef d’un haut commissariat chargé de tout revoir. Comme le souligne le Figaro du 7 mai, «le sujet est aussi un enjeu financier massif». Les retraites représentent le premier poste de dépenses de la protection sociale: 1/7e du PIB, autrement dit, 14%soit 300 milliards d’euros (données 2014).

L’idée de Macron est de « simplifier » en créant un « système universel » en place des 43 régimes de retraites actuels et d’instaurer une retraite par point. Le niveau des pensions ne serait plus forcément assuré et la durée de cotisations pourrait être considérablement augmentée pour percevoir une retraite à taux plein.

Françoise Verna
Article tiré de la Marseillaise  le 9 mai 2018

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