Les cheminots organisent une « vote-action » sur la réforme de la SNCF

Après avoir rencontré le Premier ministre lundi, les fédérations de cheminots se sont réunies mercredi 9 mai. Bien décidées à continuer la lutte contre la réforme de la SNCF. Elles demandent au gouvernement de s’expliquer sur plusieurs points qui restent flous ou contestés et annoncent l’organisation d’une consultation des salariés de l’entreprise publique de transports.

Les syndicats demandent l’organisation d’une table ronde avec le Premier ministre en début de la semaine du 14 mai. Ils veulent des explications sur les modifications possibles du projet de loi, ou encore sur le statut des  cheminots, tant décrié par la ministre des Transports.

« Si on prend l’étude sur le statut, à laquelle Elisabeth Borne se réfère pour parler des fameux 100 millions d’euros de surcoût, qui étaient 700 millions dans la bouche du président Macron il y a quelques jours, l’engagement d’Elisabeth Borne était de nous transmettre cette expertise », remarque Laurent Brun, de la CGT Cheminots. Sauf que, après plus d’un mois et demi d’attente, les cheminots ne voient rien venir. Persuadés que « cette expertise n’existe pas », ils demandent « une bonne fois pour toutes du concret ».

Une « vote-action » pour recueillir l’avis des salariés

En attendant, pour s’assurer du soutien de leur base, les syndicats vont organiser, toute la semaine du 14 mai, une consultation des salariés de la SNCF, avec la question suivante : « pour ou contre le pacte ferroviaire porté par le gouvernement ? ».

Bruno Poncet, de Sud Rail, explique que « les cheminots, malheureusement, qui sont au cœur de la production et même dans l’encadrement, n’ont pas toujours les moyens de s’exprimer ». La « vote-action », c’est son nom va donc leur offrir un espace d’expression et, espère Bruno Poncet, montrer « à Monsieur Pepy », le PDG de la SNCF, « qu’il se trompe », quand il déclare que « 80 % des cheminots sont pour » le pacte ferroviaire.

 

Même son de cloche chez Sébastien Mariani, secrétaire général adjoint de la CFDT Cheminots, pour qui il s’agit d’une « modalité originale de consultation des cheminots », qui doit « rétablir la vérité par rapport à des contre-vérités qui sont aujourd’hui portées notamment par la direction de l’entreprise ».

« On a besoin de discuter, on a besoin aussi d’avoir des rapports réguliers et des échanges avec les cheminots pour leur expliquer quels sont les enjeux de cette réforme, et eux, en tant que salariés, la façon dont ils doivent s’exprimer et faire entendre leur voix, pour pouvoir préserver leurs propres intérêts. Et aussi, évidemment, pour défendre un service public ferroviaire de qualité pour demain », conclut le syndicaliste.

Les syndicats présentent un front uni mais reconnaissent déjà des stratégies différentes. Vendredi une réunion a lieu au ministère des Transports : l’Unsa et la CFDT iront, la CGT hésite encore, Sud rail ne se déplacera pas.

Photo Reuters/Jean-Paul Pelissier
Article tiré de RFI . le 10 mai 2018

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