Les cheminots sous les fenêtres de Renaud Muselier

A la veille d’une 14e séquence de grève, les cheminots s’apprêtent à manifester en intersyndicale  devant l’hôtel de Région à Marseille. Une nouvelle journée « sans cheminots » se prépare pour le 12 juin.

Nous sommes toujours en lutte pour faire plier ce gouvernement, jusqu’au retrait du pacte ferroviaire et nous sommes toujours dans l’action », annonce Gilbert Dhamelincourt. Lors d’un rassemblement hier sur le parvis de la gare Saint-Charles et à la veille d’un 14e épisode de grève, le responsable régional FO ne fait pas dans la demi-mesure.

L’unité syndicale est restée intacte et pour le syndicaliste les temps forts ne manqueront pas, avec dès demain, jeudi, un rassemblement unitaire sous les fenêtres de l’Hôtel de Région à Marseille, où siège le président de Région et Euro-député LR, Renaud Muselier. L’occasion de dire « non au dumping social » engendré par les différents paquets ferroviaires européens et de rappeler que rien n’oblige le gouvernement à ouvrir le réseau français à la concurrence. Et ce alors même que Renaud Muselier a menacé de réclamer au gouvernement la réquisition des cheminots si le conflit venait à durer.

D’ailleurs pour la CGT, le ministre des Transports le reconnaît, et la réforme ferroviaire relève pour l’organisation syndicale d’un choix politique délibéré. C’est ce même choix politique irrationnel qui veut mettre fin au recrutement au statut au 1er janvier 2020. « Le coût annuel du statut (10 millions d’euros) est vingt fois inférieur au budget de communication (200 millions d’euros) de l’entreprise », détaille la fédération CGT des cheminots.

Viendra ensuite un autre temps fort, avec ce « front commun » qui se prépare pour le 12 juin, sur le même modèle que celui de la journée « sans cheminots » du 7 mai dernier. Ce sera une grande journée d’expression.

Un rempart contre la politique de Macron

Cette riposte est loin d’être un baroud d’honneur pour les cheminots. « Nous sommes le dernier rempart contre Macron et sa politique de casse du service public », prévient le syndicaliste FO. Les journées d’action sont emblématiques d’une grève qui ne faiblit pas. A Marseille, elle était encore suivie par 40% des personnels la semaine dernière.

De son côté, FO réfléchit à la manière de bousculer le calendrier. Mais le mouvement perlé permet aux grévistes de faire parler d’eux depuis deux mois. La stratégie fait ses preuves, validée par les assemblées générales, elle permet de tenir et de peser sur les négociations et discussions. « Le mouvement va se prolonger. Nous n’allons pas attendre juillet pour redynamiser notre action », souligne Gilbert Dhamelincourt. FO a appelé à une grève « totale » depuis Marseille.

Catherine Walgenwitz 
Article tiré de la Marseillaise  le 7 juin 2018

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