L’État vole au secours d’Uber et de Deliveroo

Alors que le parquet de Paris ouvre la voie à des sanctions pour travail dissimulé, le gouvernement trouve un moyen de pérenniser le système.

Il était temps ! Le parquet de Paris a confié à l’Office central de lutte contre le travail illégal une enquête préliminaire sur Deliveroo, la plateforme de livraison à vélo, ouvrant la voie à des sanctions pour travail dissimulé, selon une information de Mediapart. L’inspection du travail avait saisi la justice en février, emboîtant le pas aux syndicats et aux collectifs d’auto-entrepreneurs qui réclament les mêmes droits que des salariés.

C’est dans ce moment critique pour les plateformes, qui prolifèrent sur une zone grise du droit social, que le gouvernement a choisi de voler à leur secours. Un amendement au projet de loi « avenir professionnel » crée des « chartes sociales » facultatives qu’elles pourront signer avec leurs « collaborateurs », afin d’échapper aux poursuites. Un moyen de pérenniser le système sans offrir aux chauffeurs et aux livreurs les protections réclamées. Les syndicats sont consternés.

Article tiré de Politis  le 13 juin 2018


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