Etats-Unis – «On n’arrêtera pas avant que chaque enfant ait retrouvé sa famille»

Aux Etats-Unis, des manifestations ont eu lieu dans tout le pays ce samedi pour dénoncer la politique de l’administration Trump contre les immigrants clandestins, et surtout le sort réservé aux enfants séparés de leurs familles. Car si le président américain a signé un décret la semaine dernière, le problème de fond demeure comme de nombreuses incertitudes quant à l’avenir proche de 2 000 mineurs, parfois de très jeunes enfants.

Traverser en cortège le pont de Brooklyn pour défendre ceux qui passent illégalement la frontière sud des Etats-Unis… le parcours de la manifestation à New York ne s’est pas privé de ce symbole photogénique mais sur les pancartes, les messages sont souvent très durs.

On y lit notamment les mots « fascisme », « camp de concentration ». Laura, 35 ans, a le même genre de référence : « C’est un holocauste américain, et on n’arrêtera pas de lutter avant que chaque enfant ait retrouvé sa famille, qu’ils soient en sécurité, et que chacun sentent qu’ils peut venir ici et fuir les injustices vécues dans leur pays… Ce sont les Etats-Unis ! Cela doit être un endroit de liberté. »

Beaucoup réclament la dissolution de l’ICE, la police de l’immigration, créée il y a 15 ans. Et nombreux sont ceux qui, comme David et son épouse, septuagénaires, ne cachent pas qu’ils sont là pour dénoncer le sorts des enfants de migrants clandestins, mais aussi le président Donald TrumpLui explique que « tout est lié. La raison pour laquelle je ne supporte pas Trump, c’est qu’il n’est pas une personne décente… ». Elle ajoute : « Il détruit la raison d’être de ce pays. Ce pays est fait pour accueillir toute sorte de gens, cela le rend meilleur d’avoir des immigrants. Et on ne peut pas laisser le reste du monde penser que tout le monde ici soutient ce genre d’action. »

Le président américain a répondu aux manifestants en quelques tweets ce samedi. Pour répéter qu’ils souhaite renvoyer immédiatement ceux qui viennent de franchir clandestinement la frontière. Et pour rejeter la responsabilité de la crise sur l’opposition démocrate.

Photo : REUTERS – Shannon Stapleton
Grégoire Pourtier
Article tiré de RFI  le 1er juillet 2018

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