Royaume-Uni – La «marche solidaire» achève son périple à Londres

Grand mouvement composé de plusieurs centaines de personnes, des associatifs des citoyens engagés, des migrants également, tous sont partis de Vintimille, à la frontière franco-italienne, c’était le 30 avril. Plus d’un mois de route pour sensibiliser les habitants aux problèmes des migrations. Ce dimanche 8 juillet, la « marche solidaire » est arrivée à Londres, ultime étape de son parcours. Reportage.

A l’entrée d’Hyde Park, les marcheurs ont été accueillis par des associations locales qui se battent elles aussi pour les droits des réfugiés.

Maya, la secrétaire de l’association calaisienne l’Auberge des migrants, a fait partie du cortège depuis le tout début. « On est émus parce qu’on rencontre beaucoup de gens qu’on a connus dans la  » grande jungle  » de Calais, des gens qui sont passés, qui ont eu leurs papiers, beaucoup de bénévoles aussi et puis c’est la dernière étape de cette grande marche qui a duré 1 400 kilomètres. C’est extrêmement émouvant », assure-t-elle.

Londres, ville symbolique, qui est souvent synonyme de destination finale pour beaucoup de migrants, mais qui reste très difficile à atteindre. Plus d’une vingtaine de personnes participant à l’évènement ont d’ailleurs été retenues par les autorités au moment de passer la frontière. Elles ont été emmenées au centre de rétention de Coquelles et certains y sont toujours.

Yohann est belge, il fait donc partie de ceux autorisés à passer la frontière. « C’était magnifique de rencontrer d’autres gens, de France, d’Angleterre, de Flandre et de Belgique, mais surtout les sans-papiers et les gens qui essayent de trouver une autre vie, dit-il. J’ai ici le portrait d’un migrant d’Abidjan, c’est devenu un ami et quand je suis passé de Calais, j’ai pleuré parce qu’il ne pouvait pas passer. »

Mais après 1 400 kilomètres et une soixantaine d’étapes à travers la France, les marcheurs sont plus déterminés que jamais pour se battre pour l’accueil des migrants, la libre-circulation des personnes et contre le « délit de solidarité ».

Photo : REUTERS – Pascal Rossignol
Marina Daras
Article tiré de RFI  le 8 juillet 2018

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