Aix/Marseille – Le Bastion Social évite (cette fois) la justice

La justice a classé sans suite la plainte du Parti communiste à Aix après la dégradation et la tentative d’incendie de son local. Après deux agressions à Aix et Marseille, qui avaient donné lieu à la condamnation de membres du Bastion social, le PCF dénonce le retour de l’impunité pour les néofascistes.

C’est très inquiétant de voir que de tels groupuscules aient pignon sur rue dans notre région et puissent commettre des actes criminelles en plein centre-ville en toute impunité », assène Pierre Bachman, l’un des responsables du Parti communiste français (PCF) d’Aix-en-Provence. Cette déclaration fait suite à la décision de justice de ne pas engager de poursuites contre des membres du Bastion social, un mouvement néofasciste implanté en ville depuis l’année dernière, après que le local aixois du PCF a été retrouvé incendié en février 2017.

En cause, selon le Tribunal de Grande Instance d’Aix-en-Provence, le manque de preuves matérielles qui « n’a pas permis d’identifier la (les) personne(s) ayant commis l’infraction ». Une aberration selon Pierre Bachman, qui fait part de son incompréhension sur le ton de l’humour. « L’impasse Granet, où se situe notre local, est bardée de plusieurs caméras de sécurité municipales mais les services de police affirment n’avoir aucune preuve. J’en déduis que le local a été vandalisé et incendié par des fantômes nationalistes », ironise ce militant historique d’Aix.

Le PCF dénonce le retour de l’impunité pour les néofascistes. Car après l’agression d’un couple d’origine maghrébine en plein centre-ville aixois puis celle d’un gendarme et d’un de ses amis originaire de Guadeloupe, à Marseille trois membres du groupuscule avaient été condamnés à de la prison.

Opérations « ramassage d’ordures »

Créé à Lyon par d’ancien membres du Groupe Union Défense, une organisation étudiante d’extrême droite, le Bastion social a rallié localement des militants de l’Action française et s’inspire du mouvement italien CasaPound. Parmi les valeurs, particulièrement nauséabondes, partagées avec le parti néofasciste transalpin, la traditionnelle « préférence nationale» ou encore le rejet pur et simple de tout type d’immigration.

« Ce sont les descendants directs de l’Action Française, ce mouvement royaliste qui a collaboré avec Pétain lors de la Seconde guerre Mondiale », précise Pierre Bachman.« On retrouve la même école de pensée abjecte dans les deux organisations », continue-t-il. Malgré les nombreuses exactions commises par le Bastion Social, et les marches unitaires organisées pour protester contre leur implantation à Aix-en-Provence et Marseille, le groupuscule est toujours présent sur Aix et sur Marseille.

Privé de trois de ses chefs, le Bastion social semble délaisser les distributions alimentaires aux plus démunis (Français uniquement) dont il avait fait sa marque de fabrique, au profit d’opérations « ramassage d’ordures » à Aix au parking Carcassonne et à Marseille au parc Borély.

Une manière de se rapprocher des poubelles de l’histoire ?

Photo MEH
Maxime Chambaz
Article tiré de la Marseillaise . le 28 juillet 2018

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s