Université d’été – Mélenchon se pose en fédérateur des anti-Macron

Alors que l’université d’été de La France insoumise débute ce jeudi à Marseille, son leader explique sa tactique dans un entretien à «la Provence» : accueillir tous les anti-Macron, sans sectarisme.

Jean-Luc Mélenchon rassembleur. Alors que s’ouvrent jeudi à Marseille les «Amfis d’été», l’université d’été de La France insoumise, le député LFI a fait sa rentrée politique jeudi avec un entretien à la Provence dans lequel il prédit que «Macron va se trouver face à une digue d’une longueur à laquelle il ne s’attend pas». Comprendre : LFI est prête à faire front avec toutes les oppositions – Rassemblement national excepté – au gouvernement. Pour les prochains rendez-vous – la réforme des retraites au premier semestre de l’année 2019 et les élections européennes en mai – il rejette tout «sectarisme» et fait des appels de pied à la gauche du PS, en évoquant la possibilité de travailler avec Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann pour les européennes. Pour ce faire, il promet de discuter sur des contenus dont «l’angle sera le plus large possible». Avec un objectif : faire des élections européennes un «référendum anti-Macron».

La France insoumise est en bonne posture pour la rentrée, estime l’ex-candidat à la présidentielle. Alors que la plupart des partis, à droite comme à gauche, se cherchent encore des têtes de liste pour les élections européennes, la formation a déjà sa liste, constituée «par une commission dont la moitié des membres ont été tirés au sort». Et même si Jean-Luc Mélenchon affirme n’avoir «joué aucun rôle» dans l’élaboration de la liste, les deux premières places devraient être occupées par Manuel Bompard et Charlotte Girard, deux très proches du leader insoumis… Il peut donc commencer à dérouler les thèmes de sa campagne, au premier rang desquels la renégociation des traités : dans le cadre actuel, «nous ne pourrions pas appliquer notre programme de gouvernement.» Mélenchon se réserve donc la possibilité d’appliquer son plan B : la sortie des traités européens.

Côté social, le député de Marseille, estime que «les conditions de combat sont meilleures.» Il note que FO a rejoint la CGT, SUD et FSU dans l’opposition à la réforme des retraites. Il prédit que le PS, qui a «franchi le Rubicon», s’opposera aussi au projet, et qu’il sera possible de «former un front avec les groupes de gauche». Dont il prendrait évidemment la tête.

Photo : AFP – Bertrand Langlois
Nicolas Massol
Article tiré de Libération  le 23 août 2018

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