Migrants – Les collectifs 83 et 13 dénoncent la maltraitance des mineurs isolés

Tapant régulièrement du poing sur la table, le Collectif migrants 83 s’adresse au Président de la République.

Les militants du Collectif migrants 83 interpellent à nouveau l’État sur la situation indigne qui entoure l’accueil des mineurs dans le département. Et ce coup-ci, ils en appellent directement au Président de la République pour lui demander de mettre fin à ce déni d’humanité et au non respect de la loi.

« Nous avons fait la même chose en direction des parlementaires varois de LREM en leur faisant part de tous les graves dysfonctionnements constatés et en les sommant d’intervenir », explique Guy Cochennec. « Et en leur précisant que de ne pas le faire les rendrait complices de ces pratiques », poursuit-il. Avec comme autre un argument massue : « la collaboration zélée des personnes en charges des migrants ».Au président Macron, les militants expliquent être intervenus à de nombreuses reprises afin d’alerter l’État, sans succès. Et que des procédures judiciaires ou administratives entravaient lourdement l’intégration de ces mineurs.

Une scolarisation interrompue

Et en cette période de rentrée scolaire, ils font savoir aussi au chef de l’État que les mesures de déplacement prises à l’encontre de jeunes migrants interrompent la scolarisation débutée en 2018 sur Toulon. « Des mineurs non accompagnés ne peuvent pas accéder non plus à un contrat d’apprentissage, alors que des employeurs les accepteraient, faute de signature administrative », s’indignent les militants.

Ils demandent donc à Emmanuel Macron de faire le nécessaire auprès de ses services pour que les rouages volontairement grippés, selon eux, de la machine administrative se remettent à tourner. Comme celui qui consiste de la part de l’Aide sociale à l’enfance à exiger le contrôle des papiers d’identité par la Police l’air et des frontières avant toute démarche : « Ce circuit de contrôle n’est pas obligatoire pour les mineurs qui sont considérés en séjour régulier et protégés », explique Guy Cochennec.

Et ce n’est hélas pas mieux dans les Bouches-du-Rhône. « Il n’ y a pas pire en France », lance Federico du collectif 13. « Ça déconne de tous les côtés, tant au niveau de la mise à l’abri que de la prise en charge. Et il y a une vraie maltraitance que l’on doit considérer comme délibérée », poursuit le militant. Avec, selon lui, au moins 200 jeunes laissés à l’abandon sur ce département. Concernant le Var, Guy Cochennec précise uniquement qu’ils sont de plus en plus nombreux à être livrés à eux-mêmes.

Thierry Turpin
Article tiré de la Marseillaise  le 3 septembre 2018

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