Qui va s’occuper des minots le mercredi ?

Sans exception, toutes les communes des Bouches-du-Rhône reviennent à la semaine des 4 jours. Avec garderie payante à Marseille. Quant au « plan mercredi » du ministre Blanquer, il ne sera mis en place qu’en janvier dans la 2e ville de France.

Enfin débarrassé des Temps d’activités périscolaires (TAP), qui lui avait gâché plusieurs rentrées ,depuis 2015, Jean-Claude Gaudin, maire LR de Marseille s’est rendu à l’école publique Mazargues Beauchène (9e), lundi matin, avant de visiter l’école privée Sainte-Marguerite, dans le même arrondissement. 15 000 enfants sont scolarisés dans le privé, 77 000 élèves dans le public : Marseille voit encore, à cette rentrée, sa démographie scolaire augmenter de 800 élèves.

Si toutes les communes des Bouches-du-Rhône ont fait le choix du retour à la semaine à 4 jours, Jean-Claude Gaudin estime avoir « rattrapé cette stupidité qu’un ministre avait voulu faire des rythmes scolaires ». Pour faire place à l’ancien système, la Ville a mis en place une garderie payante du matin de 7h30 à 8h30 et du soir, de 16h30 à 18h. Le nouveau dispositif peut vite devenir onéreux avec la mise en place, non plus de prix à la journée, mais de forfait.

Une maman : « Le mercredi va nous coûter cher »

Jean-Claude Gaudin a toujours dit que la réforme coûtait cher à la Ville et, à chaque rentrée, le chiffre de 25 millions d’euros consacrés aux TAP était devenu un argument pour abandonner cette demi-journée. « Que sont devenus ces 25 millions ? » questionne Benoît Payan pour l’opposition socialiste. Jean-Claude Gaudin, lui, estime « bien utiliser l’argent » avec le nouveau système de garderie, via la plate forme « Superminot », ainsi que la mise en place du « plan mercredi » du gouvernement.

La plupart des familles ont pris leurs dispositions. Beaucoup ont organisé leur mode de garde, trouvé le club sportif, ou pris des temps partiels, sans jamais avoir entendu parler du plan gouvernemental. « Tout ce que l’on sait, c’est que le mercredi va nous coûter cher », affirme Paméla Prunelli, mère de trois enfants.

En juin, le ministère de l’éducation nationale a proposé aux communes et intercommunalités en charge du périscolaire de signer un projet éducatif de territoire (PEDT) labellisé «  plan mercredi  ». Ce dispositif proposera aux enfants un éventail d’activités. Annoncé tardivement, il ne se mettra pas en place avant le mois de janvier à Marseille !« Dans un village, on embauche 3 personnes et c’est fait. Nous, nous sommes obligés de passer par des marché publics et c’est six mois de travail », se défend Danièle Casanova, adjointe à l’éducation. Les mairies de secteur, qui ont pour rare compétence la gestion des centres aérés, pourraient être très sollicitées. Dans les quartiers, la plupart des centres sont déjà plein à craquer.

CW
Article tiré de la Marseillaise . le 5 septembre 2018

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s