Les consultations médicales à distance, c’est désormais possible

Déjà utilisée pour les personnes âgées dans les maisons de retraite, la médecine à distance franchit une nouvelle étape. La téléconsultation est généralisée dans toute la France à partir de ce samedi 15 septembre. Tout médecin pourra consulter un patient à distance via Internet et cette consultation sera remboursée comme pour une consultation classique.

Faciliter l’accès aux soins notamment dans les déserts médicaux, tel est l’objectif de la téléconsultation. Il s’agit d’un examen médical effectué en visioconférence et qui permet de consulter son médecin depuis son domicile. Désormais, les médecins généralistes peuvent proposer à leurs patients des consultations via un ordinateur et une connexion sécurisée. L’idée est que le patient n’ait plus besoin, dans certains cas, de se déplacer au cabinet.

La décision de recourir à ce dispositif est du ressort des professionnels de santé. C’est en effet le médecin traitant qui demande pour le patient une consultation médicale à distance et pose le diagnostique également à distance. Lui seul peut dire si l’examen peut se faire de cette façon ou si l’état de santé du malade nécessite une présence physique au cabinet.

Si le médecin opte pour une téléconsultation, il envoie alors au patient un lien lui donnant accès à une visioconférence sécurisée. Un ordinateur ou une tablette et une connexion internet suffisent pour que l’examen à distance soit possible. Pour ceux qui ne sont pas connectés, des cabines de visioconférence seront installées dans les pharmacies. La téléconsultation pourra aussi se dérouler depuis le cabinet d’un médecin libéral, un hôpital ou encore un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).

 Le remboursement ne s’appliquera pas en revanche aux téléconsultations proposées par des entreprises privées qui salarient des médecins français – parfois basés à l’étranger – et dont les services sont commercialisés par certains assureurs et mutuelles.

Le gouvernement a fait de la télémédecine un pilier de son plan de lutte contre les déserts médicaux. Dans le budget pour 2018, il tablait sur 500 000 actes en 2019, un million en 2020, puis 1,3 million en 2021.

L’accord signé en juin entre l’Assurance maladie et les syndicats de médecins prévoit une aide pouvant aller jusqu’à 525 euros par an pour permettre aux praticiens de s’équiper en matériels et logiciels informatiques, notamment afin d’assurer la sécurité des données médicales échangées.

Photo : AFP – Thierry Zoccolan
Article tiré de RFI  le 14 septembre 2018

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