Martine Vassal s’installe dans le fauteuil de Jean-Claude Gaudin

Sans surprise, la présidente (LR) du Département des Bouches-du-Rhône a pris, jeudi, la tête de la Métropole Aix-Marseille-Provence. Elle devra s’atteler à la fusion entre les deux collectivités.

Il n’y aura pas eu une once de suspense. La présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône prend donc aussi les rênes de la Métropole avec 181 voix, contre 22 à Marc Poggiale (PCF), seul candidat en face, qui fait plus que les 15 membres de son groupe. En 2016, Jean-Claude Gaudin avait recueilli 152 voix mais avait trois candidats face à lui.

En accédant à la présidence, Martine Vassal a fait le plus simple. Le plus dur commence. S’ouvre à elle le chantier de la fusion entre la Métropole et le Département. Leur « mise en convergence sera un véritable atout », espère-t-elle. « J’aurais besoin d’une force incroyable pour être à la hauteur des ambitions » et pour dégager un consensus, sait-elle bien. Après avoir rendu un hommage appuyé à Jean-Claude Gaudin qu’elle compare à Jean XXIII, pape de transition qui a révolutionné l’église avec le concile Vatican II, Martine Vassal expose ses ambitions.

Elle souhaite « recentrer la Métropole sur ses fonctions stratégiques : développement économique et mobilité », croyant « en une Métropole décentralisée ». Un point de vue partagé par les élus qui ont pris la parole. « La fusion est pleine d’espoir, il faudra être vigilant sur la répartition des compétences », intervient Jean-David Ciot, maire (PS) du Puy-Sainte-Réparade. Même tonalité pour Eugène Caselli (PS) qui réclame « une vraie concertation ».

De la houle sur deux vice-présidences

Joël Mancel, maire (DVD) de Beaurecueil, Roland Giberti, maire (DVD) de Gémenos, et Gérard Chenoz, président (LR) d’un des groupes de la majorité, y sont aussi allés de leur soutien à la nouvelle présidente. Trouvant le moyen de glisser sa logorrhée habituelle sur l’immigration, Stéphane Ravier (RN) se dit lui aussi favorable à « rendre aux maires ce qui leur appartient ».

Dernier à s’exprimer, Marc Poggiale a exposé le sens de sa candidature, constatant une Métropole « dans l’impasse », « imposée sans projet partagé et sans moyens supplémentaires », À l’opposé d’une droite qui ne jure que par « l’attractivité », le chef de file de « Métropole à gauche » oppose « la profondeur des inégalités sociales et territoriales » comme premier mal de l’institution. Partisan aussi d’un « recentrage des compétences », il exhorte à plus « d’égalité, de solidarité et de développement durable »,  et réitère la demande d’états généraux.

Si l’élection de Martine Vassal à la présidence a été nette, la désignation de deux vice-présidents a été mouvementée (lire ci-dessous). « Chacun fait sa campagne, on est en démocratie », évacue-t-elle sur le sujet, tandis que Jean-Claude Gaudin s’est montré bien plus agacé de voir deux de ses adjointes se disputer un poste et « déplore que Jean-Pierre Serrus, ancien vice-président en charge de la mobilité, n’ait pas pu être réélu ». « Ça va être au théâtre ce soir », prédisait, goguenard, avant la séance, Yves Mesnard, maire (DVG) de Roquevaire. La suite de la pièce reste à écrire.

Article tiré de la Marseillaise  le 23 septembre 2018

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