«Gilets jaunes» – Autoroutes et dépôts de carburants bloqués ce lundi

En France, ce lundi 19 novembre, opérations escargots, blocages de dépôts pétroliers et barrages filtrants menés par les « gilets jaunes » persistaient au niveau des péages, autoroutes, périphériques pour la troisième journée consécutive de mobilisation.

« Nous aussi on tient le cap ! » : une partie des manifestants qui ont multiplié les blocages dans toute la France depuis le samedi 17 novembre pour protester contre la hausse des taxes sur le carburant, a décidé, lundi, de poursuivre le mouvement face à un gouvernement inflexible. Mais la mobilisation « n’a évidemment pas la même ampleur que samedi », a souligné sur la télévision CNews le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.

Les « gilets jaunes » ne désarment pas

Près de 110 actions étaient en effet encore recensées lundi matin, selon une source policière, loin des 290 000 manifestants comptabilisés samedi sur plus de 2 000 sites par le ministère de l’Intérieur. Reste que les plus farouches « gilets jaunes », une référence aux vestes que tout automobiliste doit détenir dans son véhicule afin de se rendre visible en cas d’accident, ne désarment pas, exaspérés par l’attitude du gouvernement. Ce lundi en matinée, le groupe Total a notamment fait état de deux dépôts bloqués à Vern, près de Rennes (ouest), et Fos-sur-mer (sud-est), précisant à l’AFP que les raffineries n’étaient pas touchées pour le moment.

« Je fais 90 km tous les jours et ma femme ne travaille pas. On vit avec mon seul salaire. On dépense 150 euros d’essence par mois, ça devient insoutenable », a confié Fabien, près du dépôt de Fos. « Je gagne 500 euros, comment voulez-vous que je vive avec ça ? Avec ce que je gagne je peux me permettre qu’un repas par jour », affirme de son côté Jean-Luc, ouvrier de 57 ans. Plusieurs dizaines de barrages étaient maintenus, notamment en Normandie ou dans le sud-est de la France. Des transports scolaires ont dû être suspendus.

« Bloquer » Paris ?

Deux appels à manifester « à pied, à cheval ou en voiture » pour « bloquer » Paris, le samedi 24 novembre prochain, dans le cadre du mouvement de protestation contre la hausse des taxes sur le carburants, étaient lundi largement relayés sur Facebook. « Le prochain rendez-vous de masse de tout le peuple français aura lieu samedi 24 novembre (…) à Paris intra-muros », a lancé dans une vidéo, Frank Buhler, l’un des initiateurs du mouvement et responsable du parti souverainiste Debout la France dans le Sud-ouest.

Désarçonné par ce mouvement initié par la société civile sur les réseaux sociaux, hors de tout cadre politique ou syndical, le gouvernement a choisi dimanche d’afficher sa fermeté. « Le cap que nous avons fixé, il est bon et nous allons le tenir », a affirmé le Premier ministre Edouard Philippe, tout en assurant avoir entendu la « colère », « la souffrance » des manifestants. Les transporteurs routiers ne veulent pas être associés au mouvement des « gilets jaunes », a enfin assuré la ministre des Transports Elisabeth Borne, qui appelle à garantir « la liberté de circuler ».

Photo : REUTERS – Jean-Paul Pelissier
Article tiré de RFI le 19 novembre 2018

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