Grève à Pôle emploi contre la suppression de 800 postes

Alors que les effectifs sont insuffisants, l’État prévoit de supprimer 800 postes en 2019, et jusqu’à 4000 d’ici 2022 à Pôle emploi. Les syndicats CFDT, CFTC, CGT, Snap, Snu-FSU et Sud Solidaires appellent à la grève et à la mobilisation le 20 novembre dans tous les établissements.

Les agents de Pôle emploi sont appelés à la grève et au rassemblement demain devant toutes les agences en France dès 8h30 et à 11h devant les directions territoriales et la direction régionale à Marseille. Ils dénoncent la volonté du gouvernement de réduire le coût du chômage en supprimant des effectifs au sein de l’organisme.

L’exécutif entend également accentuer le contrôle des demandeurs d’emploi et envisage une dégressivité des allocations. Les organisations sociales du Pôle emploi ont interpellé les députés et invitent les demandeurs d’emploi à défendre leurs droits ce mardi 20 novembre.

Le Premier ministre a déclaré vouloir « simplifier le fonctionnement du service public de l’emploi ». Et voilà l’ensemble du service public de l’emploi remis en cause par une nouvelle convention tripartite État-Unédic-Pôle emploi.

Dans ce cadre, le projet Loi de Finances 2019, qui prévoit la suppression de 800 postes pour 2019, doit être discuté au Parlement ce trimestre. Pour la région Paca ce sont des dizaines de postes en moins au service des privés d’emploi.

Déjà 300 postes en moins en 2018

Or « les effectifs à Pôle emploi sont déjà insuffisants actuellement pour répondre à l’ensemble des sollicitations », alertent les syndicats qui exigent qu’aucun poste ne disparaisse mais bien au contraire que leur soient alloués « les moyens d’améliorer la qualité du service rendu aux usagers ». En 2018, l’État avait déjà supprimé 297 équivalents temps plein à Pôle emploi, dont 18 en région Paca.

Après avoir prétexté d’une baisse du chômage, la ministre du Travail évoque un gain de productivité grâce à la digitalisation. « La politique du tout numérique a surtout généré une surcharge de travail pour les agents et une dégradation de la qualité des services rendus », contestent les organisations syndicales. « La charge globale par agent a augmenté de plus de 5% en 2018 ». Pire, la menace de 4 000 suppressions de postes pèse sur ces agents pour 2022.

C’est ce que laissent entendre des fuites de Bercy dévoilées par L’Express le 30 octobre dernier.

L’annonce du DG de Pôle emploi lors d’une convention des managers n’a jamais été ni démentie ni confirmée. Cependant l’Igas (Inspection générale des affaires sociales) s’est vue confier la mission d’établir « une méthode adaptant les effectifs de Pôle emploi à la baisse du taux de chômage ».

Myriam Guillaume
Article tiré de la Marseillaise le 20 novembre 2018

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