Le gros problème des petits coins à Marseille

A l’occasion de la journée mondiale des toilettes de l’ONU, le collectif Eau Bien Commun (EBC) Paca a lancé mardi 20 novembre un « observatoire local pour l’amélioration de l’hygiène » à Marseille.

 Portée par des associations comme Emmaüs ou Médecins du monde et des élus locaux d’opposition, l’initiative a pour but d’alerter les pouvoirs publics, en particulier la Ville et la Métropole, sur le manque de points d’eau et de toilettes publiques dans les rues de la cité phocéenne : seulement 10 cabines de toilettes sèches sont installées dans les parcs municipaux pour près d’un million d’habitants.

« C’est quand même dingue qu’en 2018, on soit obligé d’uriner dans la rue dans la deuxième ville de France ! Au-delà de l’insalubrité, c’est un enjeu de santé publique » s’insurge Bernard Mounier, président d’EBC Paca. Pour y remédier, la Métropole avait promis l’installation de 20 cabines dans les rues de la ville d’ici fin 2018, plus 8 autres pour la fin 2019.

Arrivée finalement repoussée sine die « en raison de difficultés administratives liées aux bâtiments historiques », expliquent les autorités. « Pas étonnant que ça coince puisque toutes les cabines annoncées sont situées dans l’hyper-centre et près des lieux touristiques », poursuit Bernard Mounier. « Ils pensent d’abord aux croisiéristes mais c’est pour les Marseillais qu’il y a urgence ! »

Steve Claude
Article tiré de la Marseillaise  le 23 novembre 2018

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s