Grèce – Une grève générale pour réclamer la fin des politiques d’austérité

C’est la grève générale en Grèce ce mercredi 28 novembre. Des manifestations dans le centre d’Athènes ont rassemblé plusieurs milliers de personnes. Celles-ci ont été lancées à l’appel de la Fédération des syndicats des travailleurs du privé, la Gsee et le syndicat communiste Pame. Ils réclament le retour à la normale alors que depuis août le pays est censé être sorti des plans d’aide.

Les transports en commun à Athènes ainsi que les liaisons maritimes et ferroviaires étaient fortement perturbés mercredi en Grèce par une grève de 24 heures à l’appel des syndicats du privé pour réclamer « la fin des politiques d’austérité ».

Dans le centre d’Athènes, le nombre de manifestants est loin de ressembler à celui des grands rassemblements de ces dernières années. En tête de cortège, Vaggelis Moutafis, le secrétaire général de la Fédération des travailleurs du privé détaille les revendications : « Aujourd’hui, les travailleurs du secteur privé de toute la Grèce sont en grève et manifestent pour qu’il y ait de véritables négociations collectives libres, pour la signature de conventions collectives, pour abolir la loi d’influence néo-libérale qui va définir le nouveau salaire minimum, pour que les retraites augmentent, pour l’augmentation des impôts et les politiques d’austérité. »

Un pays toujours sous surveillance renforcée de ses créanciers

Employée d’une entreprise de sous-traitance, Kostandina Katsimiga veut un retour au salaire minimum d’avant crise, soit 751 euros bruts contre 586 euros à l’heure actuelle : « Il faut abolir le système actuel. C’est un salaire honteux pour un travailleur. Il ne peut pas assurer ses propres besoins, encore moins ceux d’une famille. »

En octobre dernier, le Premier ministre grec s’est félicité du fait que la Commission européenne ait « approuvé le budget grec sans baisse des retraites après huit années d’austérité ». Malgré la fin des mémorandums la Grèce reste soumise à un contrôle strict de ses finances.

Malgré la fin des programmes d’ajustement de son économie, le pays reste sous une surveillance renforcée de ses créanciers, et doit respecter une série d’engagements, dont un excédent primaire budgétaire élevé (hors service de la dette) de 3,5% jusqu’en 2022. Le taux de chômage reste le plus haut de la zone euro, à 19% au deuxième trimestre, et la plupart des Grecs subissent toujours le poids de l’austérité.

Photo AFP/Aris Messinis
Charlotte Stiévenard, correspondante à Athènes
Article tiré de RFI . le 28 novembre 2018

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