En décembre, la riposte sociale s’organise contre Macron

En décembre, les 1er, 13 et 15, la colère descend dans la rue : 16 organisations syndicales et politiques progressistes du département ont planifié les prochaines dates de mobilisation contre le gouvernement.

La fédération CGT Port et Docks et la CGT des entreprises de propreté montent au créneau des permanences des députés LREM, Saïd Ahamada et Mohamed Laquila. Une première pierre en travers du chemin du gouvernement Macron. Seize* organisations progressistes des Bouches-du-Rhône ont décidé de ne laisser aucun temps mort dans la colère montante.

Les raffineries sont toujours à l’arrêt et les Gilets jaunes ne lâchent pas prise. Plus « classiques », les organisations syndicales et politiques continuent également leur travail de convergence des luttes sur le même mot d’ordre : « il y a urgence à stopper Macron, résume Hélène Honde (UD CGT), personne aujourd’hui ne peut contester que les conditions de vie et de travail se dégradent ». Ni que « le président fait cadeau aux riches de centaines de milliards d’euros d’exonérations, sans compter les 100 milliards d’évasion fiscale ».

« Rassemblés sur nos points communs »

À Marseille, qui vit au rythme des évacuations, ce samedi 1er décembre, la mobilisation prend une dimension singulière : à 14h rendez-vous est donné place Félix-Baret pour une manifestation « contre la vie chère, pour l’augmentation des salaires, pensions et minima sociaux ». Les organisations rejoignent à 15h les collectifs d’habitants de Noailles sur le Cours Julien. « On a besoin d’une riposte puissante et coordonnée », estime Jérémy Bacchi (PCF).

Le 13 décembre, dès 5h à Fos, à la Maison des syndicats, à 9h30 au carrefour des Milles à Aix, à 10h30 place de la République à Arles et à 11h place Sadi-Carnot à Marseille, la CGT exige une revalorisation des salaires. Et le 15 décembre, ils seront à 14h sur le Vieux-Port, « rassemblés sur nos points communs. Comme la défense des services publics », rappelle Pierre-Marie Ganozzi (FSU). « Ou la répartition des richesses », ajoute le représentant de Solidaires 13. « Ces révoltes sont légitimes. Tous s’en défendent, mais le fond est politique, jauge Sophie Camard (FI), il n’y a pas de lutte sur l’écologie sans justice fiscale et sociale ».

Myriam Guillaume
Article tiré de la Marseillaise  le 30 novembre 2018

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