France insoumise – Des départs qui interrogent

 

Djordje Kuzmanovic, François Cocq mais aussi Corinne Morel-Darleux : mécontentement et départs semblent légion à LFI, sur fond de « manque profond de démocratie ».

Alors que l’heure devait être à la présentation des listes pour les Européennes, le temps est plutôt au grand déballage. Orateur national en charge des affaires internationales, Djordje Kuzmanovic, qui a été exclu des listes (où il était en position non-éligible), a annoncé hier son départ de LFI via un texte publié sur le site de Marianne. Dénonçant une ligne qu’il qualifie de « molle », il déplore la « non-hiérarchisation des luttes – c’est-à-dire le refus de faire primer le social sur le sociétal » et pointe « l’extrême concentration du pouvoir aux mains d’un petit groupe de nouveaux apparatchiks ».

Des arguments qui font écho à ceux utilisés par Corinne Morel-Darleux dans une lettre publiée sur son compte Facebook dimanche dernier. Elle y annonce son départ du Parti de gauche après avoir quitter LFI au printemps. Figure écologique du mouvement, elle estime que « le hiatus devient trop grand entre la stratégie électorale de conquête du pouvoir et l’accélération de phénomènes susceptibles de provoquer un effondrement à la fois écologique et social à l’échelle mondiale ».

Djordje Kuzmanovic n’a pas été le seul à être exclu des listes européennes, c’est également le cas de François Cocq. Celui-ci n’a pour l’heure fait aucun commentaire, se contentant de publier sur son blog l’article qu’il estime être à l’origine de son « éviction », abordant la question du populisme.

Des évictions qui ne peuvent que rappeler que Charlotte Girard, autre figure historique, co-responsable du programme durant l’élection présidentielle, a renoncé le 15 novembre à sa place de co-tête de liste des élections européennes, aux côtés de Manuel Bompard. Un choix qu’elle justifie par des « contraintes personnelles, familiales et professionnelles » sur son compte Facebook avec un ton cependant où les commentaires décèlent des « non dits » et de la « tristesse ».

Dans son article dans Marianne, son ami est plus loquace. Selon lui, Charlotte Girard « a également fait l’expérience de ce chaos organisé, à la fois inefficace et anti-démocratique, préférant jeter l’éponge plutôt que de mener la liste dans ces conditions ».

Photo AFP
Article tiré de la Marseillaise  le 1er décembre 2018

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