Syndicats – La hausse des salaires pour trait d’union

Les syndicats estiment les annonces du Premier ministre « insuffisantes » ou « trop tardives », voire « bidons ». Certains comptent le dire de vive voix lors des prochaines manifestations prévues les 13, 14 et 15 décembre.

Tandis que les gilets jaunes continuent leurs blocages informels, les organisations syndicales complètent leur calendrier revendicatif, avec notamment un appel à manifester de l’Union départementale CGT 13 à Marseille les 13, 14 et 15 décembre.

Face à la colère généralisée, certaines réponses présentées par Edouard Philippe ont pu satisfaire quelques points défendus par l’Unsa ou la CDFT. L’Unsa, qui note « un premier geste concret bien que très tardif », fait le constat que « les mesures réclamées sur le pouvoir d’achat figurent bien dans les annonces ». Mais n’entend pas appeler ses militants à rejoindre « les mouvements de rue », indique Gilles Prou-Gaillard. « Nous pensons qu’il faut construire et non s’arrêter sur un coup de gueule où la seule issue serait l’insurrection ». Le syndicat s’engage donc dans la consultation qui démarre le 15 décembre. Mais il a aussi répondu à l’appel de la CGT pour le 15 décembre, « conscient qu’il y a un problème avec le pouvoir d’achat ».

Etre en super-position

Mitigée, la FSU considère que « bien que tardives, des propositions vont dans le bon sens, comme pour l’ISF ». Son représentant départemental Pierre-Marie Ganozzi, regrette cependant : « il n’y a rien sur l’augmentation du pouvoir d’achat ». La lutte continue donc sous forme classique pour la FSU, confortée par « le fait que les dérives des gilets jaunes prouvent que nous sommes un interlocuteur nécessaire que le gouvernement n’a pas su entendre ».

Pour FO 13, « il n’y a pas de réponse aux revendications des salariés ». Et René Sale en charge des commerces, explique : « Nous n’appelons pas à rejoindre les gilets jaunes, par respect de leur volonté de ne pas être encadrés ». Pas non plus de ralliement aux journées de mobilisation contre la vie chère des 13, 14 et 15 décembre, car « ce n’est pas une revendication syndicale », juge le syndicaliste..

Plus radical, du côté de Sud Solidaires, Yann Quai Bizet reste « totalement incrédule devant ces annonces carrément bidons ». Et invite « les syndiqués à investir les piquets de grève et les blocages pour faire monterla question des dépenses et de la répartition des richesses ».

Face à des réponses « en totale déconnexion avec la réalité », souligne Olivier Mateu, l’UD CGT a déjà établi son plan de travail en trois dates : les 13, 14 et 15 décembre. Le syndicat devance même ces trois rendez-vous avec dès aujourd’hui le soutien aux lycéens. Les syndicats constituent « un amplificateur des colères, ni en opposition, ni en concurrence » rappelle le secrétaire général de l’UD CGT 13.

Myriam Guillaume
Article tiré de la Marseillaise  le 7 décembre 2018

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