Écoles à Marseille - Les grandes oubliées

La préfecture des Bouches-du-Rhône a refusé de recevoir le SNUipp sur l’état des écoles de la ville de Marseille. Le syndicat compte s’adresser directement au ministre de l’Éducation nationale.

Comme une douche froide. Alors que la veille, l’école du Rouet à Marseille devait assumer seule l’inondation de quatre classes, après une rupture de canalisation au-dessus d’un compteur électrique, tout en continuant à accueillir 280 enfants, le Snuipp-FSU, principal syndicat chez les enseignants du 1er degré recevait mardi, une fin de non-recevoir de la préfecture. Le syndicat a demandé audience sur l’état des écoles marseillaises. Mais la préfecture a jugé que ce n’était pas de la responsabilité de l’État.Pour Claire Billès, secrétaire académique du SNUipp, « le mépris de la mairie et de la préfecture sur les conditions d’enseignement à Marseille est insupportable ». Le syndicat a annoncé qu’il s’adresserait au ministre de l’Éducation pour un « vrai plan d’urgence ». Ce dernier avait promis un audit des écoles marseillaises le 13 novembre sans que l’on sache aujourd’hui ce qu’il en est advenu.

Chauffage, punaises de lit, inondations…

Cette demande d’audience intervient à un moment où de nombreuses écoles sont insalubres du fait de leur vétusté.« Insuffisance de chauffage, inondations, présence de rats, de punaises de lit, l’État se désintéresse du plan lancé en 2016, face au scandale des écoles marseillaises », liste le SNUipp.Quid des sommes engagées à ce moment-là ? Un plan d’urgence avait été mis en place à cette époque, en grande partie grâce à l’aide de l’État et sera peu suivi d’effet.
Dans une ville qui a fait le choix de recourir à un partenariat public privé (PPP) confiant la construction de 36 écoles à des poids lourds du BTP, cet état d’abandon inquiète l’organisation syndicale qui rappelle son hostilité à ce principe, dont la Cour des comptes confirme qu’il est plus coûteux pour les dépenses publiques.Si la question des locaux inquiète, celle du taux d’encadrement par élève aussi. Après la réquisition par la municipalité de 154 agents en grève dans les cantines marseillaises, « du jamais vu », s’indigne le SNuipp, le syndicat enseignant dénonce un climat social dégradé. À l’instar de la CGT (lire également ci-dessous), le syndicat réclame la tenue d’une table ronde au plus vite.

Marie-Laure Thomas
Article tiré de la Marseillaise  le 11 janvier 2019

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