Vénézuela – Le président Maduro rompt les relations avec les Etats-Unis

Le Président de la République Bolivarienne du Venezuela, Nicolás Maduro a annoncé qu’en tant que chef de l’Etat et chef du Gouvernement, il a décidé de rompre les relations diplomatiques et politiques avec le Gouvernement des Etats-Unis quelques minutes après que le président Donald Trump ait fait une déclaration reconnaissant Juan Guaidó comme « président par intérim » du Venezuela. « Dehors ! Qu’ils quittent le Venezuela ! » a déclaré Maduro au Balcon du Peuple du Palais de Miraflores, à Caracas, à la fin de la grande marche de ses partisans. Il a donné 72 heures au personnel diplomatique et consulaire pour quitter le pays. 

« Cette tentative de coup d’Etat destiné à enchaîner le pays est le pire bêtise qu’aient commise l’impérialisme, ses alliés laquais de droite et l’opposition vénézuélienne, » a-t-il souligné.

Le chef de l’Etat a aussi appelé mercredi le peuple vénézuélien à maintenir la plus forte mobilisation pour défendre la paix face à la menace de coup d’Etat dirigé par le Gouvernement étasunien.

Quelques minutes auparavant, le député d’opposition Juan Guaidó s’était autoproclamé « président par intérim » du Venezuela et s’était investi lui-même lors d’une manifestation sur la place Jean-Paul II de Chacaíto, à l’est de Caracas, après quoi il a reçu par Twitter la reconnaissance du président étasunien Donald Trump.

« Aujourd’hui, 23 janvier 2019, en ma qualité de président de l’Assemblée Nationale, invoquant les articles de la Constitution de la République Bolivarienne du Venezuela, (…) devant Dieu tout puissant, le Venezuela,(…) je jure d’assumer officiellement les fonctions de l’exécutif national en tant que président chargé du Venezuela pour obtenir la fin de l’usurpation (de Nicolás Maduro), un Gouvernement de transition et qu’il y ait des élections libres, » a déclaré Guaidó.

Trump a écrit sur son compte Twitter: « Les citoyens du Venezuela ont souffert pendant longtemps entre les mains du régime illégitime de Maduro. Aujourd’hui, j’ai reconnu officiellement le président de l’Assemblée Nationale du Venezuela, Juan Guaidó, comme président du Venezuela par interim. »

Après l’auto-proclamation de Guaidó, les Gouvernements du Brésil, de la Colombie, du Pérou, de l’Equateur, du Costa Rica, du Paraguay, du Chili, du Canada, du Guatemala et de l’Argentine, le secrétaire de l’Organisation des Etats Américains (OEA), Luis Almagro et le président du Conseil de l’Europe, Donald Tusk, ont annoncé leur soutien à Guaidó. 

D’autre part, les Gouvernements du Mexique, de l’Uruguay, de la Bolivie, de Cuba et de la Russie ont fait savoir qu’ils ne reconnaissaient pas Guaidó, comme président. De plus, Maduro dit avoir reçu un appel du président de la Turquie, Recep Tayyip Erdogan, qui l’a assuré de son soutien.

Le président de l’Assemblée Nationale Constituante, Diosdado Cabello, a appelé les partisans de la Révolution Bolivarienne à rester veiller devant le Palais de Miraflores, siège du Gouvernement : « Celui qui veut être président, qu’il vienne à Miraflores ! Le peuple sera là pour défendre le camarade Nicolás Maduro ! Restons dans la rue, dans la bataille ! »

Réaction du Président Maduro

A ce sujet, le Président Maduro a dit que « c’est une très grave irresponsabilité des Etats-Unis, des extrémistes qui ont attaqué le pouvoir fondamental aux Etats-Unis, vouloir conduire le Venezuela à un affrontement interne, à une guerre civile, à un affrontement violent. »

Ensuite, le secrétaire d’Etat des Etats-Unis, Mike Pompeo, a affirmé dans un communiqué que le Président Maduro soi-disant « n’a pas d’autorité légale » pour rompre les relations diplomatiques avec Washington ou pour déclarer persona non grata les diplomates étasuniens : « Les Etats-Unis ne reconnaissent pas le régime de Maduro en tant que Gouvernement du Venezuela. En conséquence, il ne considère pas que l’ex-président Maduro ait l’autorité légale pour rompre les relations diplomatiques avec les Etats-Unis ou pour déclarer nos diplomates persona non grata, » dit le message officiel.

Le chef de l’Etat a renouvelé son appel à la paix et à défendre activement le droit à l’entente, à la tranquillité : « Disons non aux guarimbas, à la violence, au coup d’Etat ! »

« Je le dis à tous les hommes et à toutes les femmes qui luttent, à la jeunesse de toute la Patrie : c’est notre drapeau, c’est notre nord, c’est ce que nous défendons ! Les symboles sacrés d’une Patrie qui doit se faire respecter ! Le drapeau tricolore d’une belle Patrie qui doit ondoyer, victorieux, toujours libre, sur les étendards des Libérateurs ! »

Traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos
Article tiré de Bolivar Infos . le 24 janvier 2019

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