Comité d’accueil musclé pour le patron du Medef à Marseille

Une centaine de manifestants ont répondu présents à l’appel de la CGT pour exprimer leur mécontentement devant l’Hôtel de Région mercredi 23 janvier.

Le président du Medef, Geoffroy Roux De Bézieux est arrivé dans le froid et sous les huées des manifestants au conseil régional, à Marseille.
« La richesse c’est nous », hurle la foule indignée devant l’entrée, réservée aux participants, de la réunion organisée par le président LR de la Région Renaud Muselier. Chaque semaine, la CGT organise deux actions, en cette période d’insurrection populaire, pour faire valoir ses revendications.La venue du représentant des patrons de France est l’occasion de faire entendre encore plus fort la colère des salariés. « Cette manifestation pacifique a pour objectif d’interpeller les pouvoirs publics et les membres du Medef sur les difficultés innombrables que les travailleurs de la région Paca rencontrent au quotidien », explique un syndicaliste de la CGT.

« Ils nous tirent vers le bas »

Dans la foule, les organisations et mouvements présents sont multiples : CGT, gilets jaunes, militants communistes et insoumis. Quels que soient leurs horizons, tous partagent un point commun, le sentiment d’exclusion et d’abandon de la part des personnes qui les dirigent. Olivier Mateu, secrétaire général de l’Union départementale CGT 13, s’insurge : « Ce soir, c’est le représentant des actionnaires qui se gavent sur le dos des travailleurs qui est reçu, c’est une honte ! »
Le thème du jour ? Formaliser un partenariat Medef-Région, instaurant une forme de co-pilotage de la politique économique.
La volonté du gouvernement d’Emmanuel Macron de confier la formation professionnelle au patronat engendre en région Paca la fermeture de trois centres de formation et par conséquent, la suppression de 186 emplois. Un manifestant dénonce : « La distance que les habitants de Gap devront parcourir pour avoir accès à une formation sera de plusieurs centaines de kilomètres : ils auront le choix entre Grenoble et Marseille. »

Ce phénomène d’inaccessibilité directe aux services publics de proximité renforce l’appauvrissement de la population. « Pour les habitants des régions rurales comme moi, ce sera un luxe de se former vu les prix exorbitants du litre de gasoil », lance une femme en colère.

Même logique, même colère. Les ouvriers de la centrale thermique de Gardanne dénoncent l’imposture d’une transition écologique libérale. « La transition écologique pour une industrie plus verte ? On va droit vers la désindustrialisation de la région tout court et… vers le chômage ! », s’exclame un gréviste de Gardanne.

Les revendications sont nombreuses mais syndicats et manifestants ne céderont pas face à la politique anti sociale menée par le gouvernement. Prochain rendez-vous, samedi 26 janvier pour une manifestation commune syndicats et gilets jaunes.

Photo  : Migué Mariotti
Arthur Lederer
Article tiré de la Marseillaise  le 25 janvier 2019

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