Marseille – Syndicats et Gilets jaunes font front commun dans la rue

Gilets Jaunes et syndicats, CGT, FSU, Solidaires et Unef ont pour la première fois manifesté ensemble dans la rue à Marseille ce samedi. Plusieurs milliers de personnes (4000 selon la police) étaient au rendez-vous. La journée sera-t-elle le catalyseur d’une convergence plus durable ?

Le cortège, « gilets jaunes » en tête, syndicats derrière, principalement la CGT mais aussi Solidaires, FSU et Unef, s’est élancé à 14h dans le calme depuis le Vieux-Port. Les manifestants ont défilé dans différentes artères du centre-ville, empruntant un itinéraire qui n’avait rien de pré-établi, en rang serrés, dispersés parfois aussi, et sans forcément une grande coordination. Mais le résultat est notable.

Quelques incidents entre Gilets Jaunes et CRS ont éclaté vers 15h30 à proximité du Centre-Bourse. A ce moment-là, le cortège syndical prenait lui la direction de la Préfecture accompagné d’une partie des Gilets Jaunes pendant qu’une autre partie tergiversait sur le Vieux Port. Certains souhaitant se rendre devant l’Hotel de ville, pendant que d’autres décidaient finalement de prendre le chemin de la Préfecure. Le gros des troupes rentré, en fin d’après-midi, des incidents ont émaillé la tombée de la nuit rue Saint-Ferréol notamment, où des commerces ont été visés. Ce noyau dur a ensuite joué à cache-cache avec des forces de police mobiles dans l’hyper-centre…

« Une personne a été interpellée après un jet de projectile sur les forces de l’ordre », avait précisé un peu plus tôt la préfecture de police à l’AFP. Quelques personnes ont été prises en charge par des « street medic », le service médical autogéré des manifestants.

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 » Contre Macron, tout est bon  » 

« On est avec les gilets jaunes, contre Macron tout est bon » s’est réjouit au pied du camion de la CGT, le secrétaire général du syndicat à la régie des transports marseillais, Bernard Gargiolo. « On espère une convergence de tous les gilets : jaune, rouge (de la CGT, ndlr), on s’en bat l’oeuf. On est tous pour le pouvoir d’achat », a-t-il ajouté. « Quelle que soit la couleur du gilet, on est tous du même combat », proclamait la pancarte d’un autre manifestant. « Seuls on ne peut pas y arriver », a abondé Sophie, une cadre du domaine social de 50 ans, qui se dit » gilet rouge (CGT, ndlr) le jour au travail et gilet jaune dans la rue ».

Un pas de plus dans ce département des Bouches du-Rhône, vers une convergence des luttes durables, sur la base de « contenus communs et un travail sur les cohérences revendicatives », comme l’expliquait Olivier Mateu, secrétaire de la CGT 13, lors des vœux du syndicat. Il intervient après plusieurs actes symboliques dont une rencontre le 30 janvier dans les locaux de La Marseillaise, le 30 novembre, ou bien encore une première convergence dans la rue, du côté de Martigues, le 5 janvier dernier.

Les regards sont désormais tournés vers la date du 5 février. Une date très attendue, par les syndicalistes mais aussi les gilets jaunes. La CGT appelle en effet à une grève interprofessionnelle nationale. Dans le même temps, nombreux sont les  » GJ  » à appeler à une mobilisation légalement. Notamment Éric Drouet, l’une des figures du mouvement, qui espère « une grève générale et illimitée ». Olivier Besancenot a relayé l’appel, au nom du NPA, Jean-Luc Mélenchon (FI) a lui affirmé les « soutenir ». Jérémy Bacchi (PCF 13) et les communistes étaient déjà à leur côté ce samedi.

1500 à Toulon

A Toulon, plus de 1500 personnes sont partis samedi après midi de la place de la liberté pour cet acte XIs. Le cortège a fait le tour de la ville en bloquant l’entrée est de Toulon. Le tunnel de la traversée souterraine de la ville à même été fermée dans les deux sens. Le cortège a ensuite pris la direction du port de la ville. Ailleurs dans le sud-est, plusieurs centaines de « gilets jaunes » ont défilé à Nice depuis la gare. Le matin, certains d’entre eux avaient lâché des lampions jaunes à proximité de l’aéroport dans l’espoir de perturber le trafic aérien.

A Montpellier, quelque 1.500 manifestants ont défilé dans le centre-ville, a constaté une journaliste de l’AFP, rendant notamment hommage aux « gilets jaunes » victimes de violences policières. Des incidents ont éclaté vers 17H00 devant la préfecture, où les forces de l’ordre ont tenté de repousser les manifestants avec des jets d’eau, derrière les grilles du bâtiment. Les manifestants ont lancé canettes et bouteilles, et un policier a été blessé d’une entaille par un « jet d’engin pyrotechnique », a précisé la préfecture, qui fait état d’une interpellation.

Photo CH.C
Article tiré de la Marseillaise  le 26 janvier 2019

 

 

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