Marseille – Des personnalités réclament dans une tribune un « plan extraordinaire contre le mal-logement »

Plusieurs personnalités, dont le rappeur Soprano, la lauréate du Renaudot Valérie Manteau ou le cofondateur de MSF Xavier Emmanuelli, appellent mardi à la mise en oeuvre d’un « plan extraordinaire contre le mal-logement » à Marseille, dénonçant la « gestion lamentable » de la crise après l’effondrement en novembre de plusieurs immeubles.

« Il est temps de prendre la pleine mesure de cette catastrophe honteuse dans la deuxième ville de France, aujourd’hui capitale de l’indignité: Marseille a besoin d’un plan extraordinaire de lutte contre le mal-logement, pour rénover les écoles, pour l’accès aux services publics, contre la ségrégation urbaine », écrivent ces personnalités dans une lettre ouverte publiée dans Le Monde. Au même moment à Marseille, plusieurs collectifs et association citoyennes de quartier lançaient un manifeste pour un Marseille Vert, vivant et populaire.

Le 5 novembre, l’effondrement de deux immeubles vétustes rue d’Aubagne, en plein coeur du centre populaire de Marseille, avait fait 8 morts. Depuis, quelque 2.000 personnes ont été évacuées d’immeubles insalubres ou dangereux, dont environ 500 ont été relogées ou ont pu regagner leur logement.

« Qui s’est préoccupé que ces familles ne passent pas Noël isolées dans leur chambre d’hôtel sans cuisine, (…) que tous, surtout les plus fragiles, ne soient pas laissés à l’abandon dans des situations de détresse totale ? Qui, à part leurs voisins, les Marseillais ? », s’indignent les signataires de la lettre ouverte, fustigeant « les défaillances humaines et sociales des acteurs publics ».

« La gestion lamentable de cette crise sans précédent a littéralement mis dans la rue tout Marseille à plusieurs reprises dans des manifestations historiques », rappellent-ils aussi, appelant à manifester de nouveau samedi « pour que jamais nous n’ayons à porter le deuil d’autres « rue d’Aubagne ».

Cible de nombreuses critiques, le maire LR Jean-Claude Gaudin a dénoncé à plusieurs reprises les « accusations indignes » qui visaient la municipalité, et salué au contraire le travail effectué contre l’habitat insalubre avant et depuis ce drame qui « restera à jamais gravé dans (sa) mémoire ».

En visite à Marseille les 21 et 22 janvier, le ministre du Logement Julien Denormandie avait estimé que la situation restait « préoccupante », plus de deux mois après le drame de la rue d’Aubagne, et avait appelé à la mobilisation de tous pour « préparer l’après » et aider à la rénovation des îlots insalubres de la cité phocéenne.

Photo : David Coquille
AFP
Article tiré de la Marseillaise  le 29 janvier 2019

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